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Tuerie à la mosquée de Québec: le procureur général du Québec et le DPCP vont en Cour suprême

C’est un immense sentiment de soulagement qui a envahi la communauté musulmane de Québec à la suite de l’annonce du procureur général du Québec et du DPCP de porter l’affaire d’Alexandre Bissonnette devant le plus haut tribunal au pays.

Quelques minutes avant que la décision ne soit rendue publique, l’un des procureurs attitrés au dossier, Me Thomas Jacques, est entré en communication avec le cofondateur et porte-parole du Centre culturel islamique de Québec, Boufeldja Benabdallah. 

Joint par Le Journal, l’homme qui est aux premières loges depuis les attentats perpétrés par Bissonnette le 29 janvier 2017 a souligné que cette décision ne faisait pas office de «victoire» seulement pour sa communauté, mais bien pour l’ensemble des Canadiens.  

«Il faut absolument que les choses et que les sentences soient balisées pour empêcher quiconque de se faufiler et que la justice canadienne soit la même à la grandeur du pays», a-t-il mentionné.  

Entendus par la justice 

Questionné sur la réaction de la communauté musulmane à la suite de cette annonce, M. Benabdallah a mentionné que les familles des victimes, les blessés et les rescapés étaient soulagés par cette prise de position et que la communauté avait l’agréable impression que «la justice les avait entendus». 

«Au final, que la décision change quelque chose ou que les choses demeurent inchangées, nous serons enfin tranquilles en sachant que nous sommes allés jusqu’au bout et que les sentences seront uniformisées pour l’ensemble du pays», a-t-il dit.  

Faible pourcentage 

Chaque année, la Cour suprême reçoit quelque 600 demandes d'autorisation, mais un très faible pourcentage franchit le fil d’arrivée, ce qui représente environ 80 demandes. 

Ces chiffres, M. Benabdallah les connaît, mais malgré cela, il a bon espoir que cette cause sera entendue dans son intégralité.   

«C’est un dossier qui ne touche pas une seule affaire, mais toute la population canadienne. Nous qui ne connaissons pas toutes les lois judiciaires, nous pensons que ça tombe dans le bon sens et que cette cause va imprégner les textes juridiques pour le futur», a-t-il dit en terminant.