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«La montée»: une histoire d’amitié prise entre deux genres

Remarqué au Festival de Cannes 2019, le film «La montée» de Michael Angelo Covino explore, de manière comique et dramatique, la relation entre deux amis.

Le long métrage s’ouvre sur Mike (Michael Angelo Covino) qui avoue à Kyle (Kyle Marvin), son meilleur ami, qu’il a couché avec sa fiancée Ava (Judith Godrèche, rapidement évacuée) et avec qui il va se marier. On s’en doute, les deux copains se disputent et on retrouve Ava embrassant Mike à l’hôpital.

Le scénario, coécrit par les deux compères, passe d’un moment à un autre puisqu’on retrouve ensuite Mike aux funérailles d’Ava, qu’il a finalement épousée, alors qu’il s’oppose aux fossoyeurs. Le résultat de cette suite de petites histoires mises bout à bout est une exploration de la relation entre les deux hommes, de la profondeur de leur amitié. Avec parfois beaucoup d’élégance et de pudeur, le long métrage nous apprend leur histoire, leur passé et les ramifications qui perdurent jusqu’au présent.

Malheureusement, sous couvert d’originalité (la première scène), le film de Michael Angelo Covino ne fait que réexplorer des thématiques déjà abordées. Fidélité, honneur et loyauté sont les valeurs autour desquelles sont construites toutes les comédies qui abordent ce sujet. Ce long métrage se sert des mêmes clichés, par trop éculés.

Parmi les films les plus célèbres du genre, on trouve bien sûr «Lendemain de veille» qui a fait école. «La montée», beaucoup plus dramatique, voire parfois trop faussement dramatique, ne parvient jamais vraiment à convaincre, probablement parce que les deux hommes ne savent pas s’ils préfèrent la comédie ou le drame, hésitation qui laisse, malgré quelques bons moments, le spectateur sur sa fin.

Le film est disponible en vidéo sur demande dès le 19 janvier via illico, Rogers, Telus, Bell et Cogeco (version originale anglaise doublée en français) ainsi que via Shaw et Vubiquity (version originale anglaise seulement).

Note: 2,5 sur 5