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Une grosse commande pour le Tricolore

Sidney Crosby et Evgeni Malkin ont hérité depuis longtemps du sobriquet du monstre à deux têtes avec les Penguins de Pittsburgh. Les Oilers d’Edmonton ont aussi cette arme redoutable et très rare avec deux centres d’exceptions en Connor McDavid et Leon Draisaitl.

À la veille d’une série de deux matchs en trois jours contre les Oilers, Phillip Danault, Jeff Petry et Claude Julien ont parlé du défi de ralentir McDavid et Draisaitl. Les trois ont sensiblement répété la même chose : il n’existe pas de formule magique pour les contenir, mais il faut surtout empêcher McDavid d’utiliser sa grande vitesse.

«Les Oilers ont aussi Ryan Nugent-Hopkins dans le trio de McDavid. C’est une grosse machine offensive, ils ont vraiment un monstre à deux têtes. On a vu leur style dans les dernières années. Ils ont énormément de rapidité. C’est en unité de cinq qu’on devra les arrêter.»

Cette rencontre sera diffusée sur les ondes de TVA Sports à compter de 19h et un avant-match vous sera présenté dès 18h.

Virer sur un dix sous     

Danault sait qu’il fera plusieurs présences contre l’un des deux premiers trios des Oilers, que ce soit celui de McDavid avec Nugent-Hopkins et Zack Kassian ou Draisaitl avec Dominik Kahun et Kailer Yamamoto.

«On ne peut pas choisir nos confrontations à 100% (pas le dernier changement sur la route), mais il faut rester dans leur visage, a expliqué Danault. Les Oilers ont plusieurs bons joueurs. Contre un gars comme McDavid, il faut couper sa vitesse. C’est son arme principale et il peut aussi virer sur un dix sous. Il change constamment de direction à une grande rapidité.»

À l’image de Danault, Julien a insisté sur la complexité de ralentir le premier de classe du repêchage de 2015.

«Ce qui est unique pour McDavid, c’est que c’est difficile de le contrer. Si tu t’approches trop, il va te déborder. Si tu es trop loin, tu lui donnes de l’espace et c’est ce qu’il recherche. Ça prend des joueurs intelligents contre lui pour le forcer à se diriger dans un coin où il ne veut pas aller. McDavid et Draisaitl, quand ils sont ensemble, ils se cherchent. Nos joueurs devront être alertes. Ça prend de bons angles pour enlever les lignes de passes et l’espace où ils peuvent faire le plus de dommages.»

Défaits 5 à 3 contre les Canucks de Vancouver à leur match d’ouverture, les Oilers ont rebondi dès le lendemain avec un gain de 5 à 2 contre les mêmes Canucks. C’était une victoire à la sauce des Oilers. McDavid a marqué trois buts en plus d’obtenir une passe, alors que Draisaitl a récolté quatre passes.

Les Oilers ont aussi marqué deux buts en supériorité numérique. Julien a déjà dit que son équipe devra absolument se tenir loin du banc des punitions contre la meilleure équipe de la LNH l’an dernier en avantage numérique (29,5%).

Les mises en jeu     

Ça n’a rien d’un secret. Mais le CH a de très jeunes joueurs à la position clé de centre. Danault est le plus vieux à 27 ans. Il est aussi le plus efficace au cercle des mises en jeu.

Lors du premier match de la saison contre les Leafs, Jake Evans (1 en 7 pour 14%) et Jesperi Kotkaniemi (1 en 9 pour 11%) ont connu une soirée pénible au cercle des mises en jeu.

Danault a invité ses jeunes coéquipiers pour s’exercer dans cette importante facette du jeu à la fin de l’entraînement, vendredi, à Edmonton.

«C’est l’une de mes forces, a dit Danault. C’est une bataille pour tous les matchs. Je pense que j’ai pris 27 mises en jeu contre les Leafs (17 en 27 pour 63%). La répétition est la clé. Je finis par lire l’arbitre et l’autre centre. De partir avec la rondelle, c’est un gros plus. Je veux montrer des trucs aux jeunes.»

«Je suis heureux d’entendre ça. Il écoute le coach, a renchéri Julien. J’ai parlé avec Phil. Il est notre meilleur centre pour les mises en jeu. On est très jeune au centre. On a de bons jeunes, mais il manque d’expérience, que ce soit Evans, KK ou Suzuki. Il peut les aider, en donnant des trucs et des conseils. C’est une bonne chose qu’il les aide. On veut commencer avec la rondelle, pas courir après.»

Au sujet des mises en jeu, Danault a remercié un mentor à ses premiers jours dans l’organisation des Blackhawks.

«Yanic Perreault m’avait beaucoup aidé. Il faisait la navette entre Rockford et Chicago. Il avait des vidéos pour nous. Il donnait des conseils précieux. J’ai gardé ça en banque. Aujourd’hui, je suis heureux de redonner aux plus jeunes.»

Depuis la saison 2013-2014, Perreault occupe un poste de directeur du développement des joueurs avec les Hawks.