/news/coronavirus

Par crainte du variant, l’Autriche prolonge son confinement

L’Autriche va prolonger son troisième confinement au moins jusqu’au 8 février en raison du variant du coronavirus repéré initialement en Grande-Bretagne, qui gagne du terrain, a indiqué dimanche le gouvernement, alors que le mécontentement augmente.  

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur la COVID-19

« Notre objectif est de rouvrir les commerces, les prestations de service et les musées le 8 février », au lieu du 25 janvier comme initialement prévu, a déclaré le chancelier conservateur Sebastian Kurz.

« Pour les écoles, cela signifie aussi un retour en classe par petits groupes » à partir de cette date, a-t-il ajouté devant des journalistes.

Ce pays d’Europe centrale avait décidé de se confiner une troisième fois après Noël et le gouvernement avait auparavant annoncé un retour des écoliers en classe avant la fin du mois de janvier.

Mais il enregistre toujours environ 130 contaminations par jour pour 100 000 habitants et s’est fixé pour but de ramener ce chiffre à 50 « afin d’éviter une explosion des contaminations, comme en Irlande et en Grande-Bretagne », a dit le chancelier. 

Par ailleurs, l’Autriche a décidé d’imposer à partir du 25 janvier une distance sociale de deux mètres entre chaque personne dans les lieux publics, au lieu d’un mètre jusqu’à présent. 

Le port des masques FFP2 va également devenir obligatoire dans les magasins et dans les transports en commun. 

Le gouvernement ne prévoit pas une réouverture des restaurants et des hôtels avant le début du mois de mars au plus tôt et incite les employés à travailler à domicile.  

Samedi, le vice-recteur de l’université de médecine de Vienne s’était insurgé contre la prise en charge assurée par les établissements scolaires qui, s’ils ont interdiction de délivrer un enseignement, sont autorisés à assurer une garderie. 

« Il faut rendre le télétravail obligatoire pour que les parents s’occupent des enfants à la maison », avait affirmé Oswald Wagner.

Mais le président de la confédération autrichienne des syndicats Wolfgang Katzian lui avait répondu que « tous ceux qui pensent que l’on peut jongler entre la garde d’enfants, l’école à la maison et la cuisine vivent en dehors de la réalité, sans doute sur la lune ».

Selon une étude, suivant les différents niveaux, les élèves ne sont allés en classe qu’entre 20 % et 33 % du temps d’enseignement, depuis le premier confinement le 16 mars. 

70 % des Autrichiens réclament une réouverture des établissements, selon un récent sondage. 

Au moins 10 000 opposants aux mesures gouvernementales se sont réunis samedi à Vienne pour réclamer la démission de Sebastian Kurz et contester sa politique d’endiguement de la pandémie.