/news/world

Violences: la FCC met en garde les radicaux voulant communiquer par radio

Le gouvernement américain craint que des groupes radicaux utilisent de l'équipement radio pour planifier de futures activités criminelles.

Il s’agirait d’une alternative aux réseaux sociaux, comme Twitter et Facebook, qui bloquent les contenus incitant la violence comme celles observées au Capitole de Washington.

• À lire aussi: De nouvelles images montrent l'assaut du Capitole depuis l'intérieur

• À lire aussi: Un homme lourdement armé arrêté près du Capitole

Dans un avertissement ferme lancé dimanche, le bureau de sécurité Commission fédérale des communications (FCC) a déclaré que les personnes qui coordonnent ou mènent des activités criminelles par ondes radio enfreignent la loi.

«Le bureau a pris connaissance de discussions sur les plateformes de médias sociaux suggérant que certains services de radio réglementés par la Commission pourraient être une alternative aux plateformes de médias sociaux pour permettre aux groupes de communiquer et de coordonner leurs activités futures», a déclaré la FCC, dimanche. 

«Les personnes utilisant des radios dans les services de radio amateur ou personnelle de cette manière peuvent être passibles de sanctions sévères, y compris des amendes importantes, la saisie de l'équipement incriminé et, dans certains cas, des poursuites pénales.»

AFP

La FCC autorise certains signaux diffusés par les ondes radio. Ces messages sont généralement protégés par le premier amendement de la Constitution américaine. 

Mais la FCC a rappelé aux titulaires de licences et aux opérateurs radio qu'il est interdit de transmettre «des communications destinées à faciliter un acte criminel». Les diffuseurs ne sont pas non plus autorisés à encoder des messages pour masquer leur signification aux forces de l'ordre.

Les lois sur les radiodiffusions s'appliquent aux amateurs diffusant avec des radios personnelles, qui peuvent atteindre de longues distances. 

Mais elles s'appliquent également aux personnes utilisant des radios Citizens Band (les «CB»), couramment utilisées dans la communication entre camionneurs - ou même des talkies-walkies.

AFP

À la suite des émeutes du Capitole, le 6 janvier, Facebook, Twitter et d'autres réseaux sociaux traditionnels sont devenus plus vigilants quant à la surveillance des personnes qui utilisent leurs plateformes pour planifier ou inciter des attaques. 

Ils ont bloqué plusieurs radicaux populaires, des milliers de groupes et d'utilisateurs qui, selon les plateformes, se livrent à des théories du complot nuisibles et à d'autres violences ou discours de haine.

De même, Amazon (AMZN), Apple (AAPL) et Google (GOOGL) ont effectivement retiré Parler d'Internet. Ce réseau social alternatif populaire auprès des conservateurs avait gagné en popularité ces derniers mois. 

Mais la plateforme n'a pas réussi à contenir un discours violent et haineux, affirment les grandes entreprises, comme Amazon, Apple et Google, qui ont déclaré qu'un discours non modéré pourrait conduire à une autre attaque violente.

En réponse, Parler a poursuivi Amazon la semaine dernière, alléguant une violation des lois antitrust, une rupture de contrat et une ingérence dans les relations commerciales de l'entreprise avec les utilisateurs. 

La plainte qualifie la décision d'Amazon Web Services de «coup mortel» pour Parler. Amazon a déclaré que le procès de Parler n'avait «aucun mérite».