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Événements météorologiques extrêmes: les assureurs ont dû débourser 2,4 G$

Guy Martel/Agence QMI

Les assureurs au Canada ont dû débourser 2,4 milliards $ l’an dernier pour des événements météorologiques extrêmes, le quatrième plus haut total annuel depuis 1983.

Seulement un épisode majeur est survenu au Québec l’an dernier, selon le bilan annuel du Bureau d'assurance du Canada (BAC) dévoilé lundi.

Il s’agit d’un orage et d’une tempête de neige qui se sont produits dans le sud de l'Ontario et au Québec le 10 janvier 2020 qui ont coûté 98 millions $ aux assureurs.

Encore une fois cette année, les plus gros dégâts ont été enregistrés dans l’Ouest du pays.

Les tempêtes de grêle à Calgary du 13 juin dernier sont loin en tête avec des dommages de 1,3 milliard $. Elles ont été suivies par des inondations de 562 millions $ en avril et en mai à Fort McMurray en Alberta.

Les tempêtes de juillet et août dans le centre et le sud de l'Alberta ont aussi forcé les assureurs à débourser 221 millions $.

Finalement, une tempête de vent en Ontario de 88 millions $ en novembre et un orage en Colombie-Britannique de 42 millions $ en janvier 2020 ferment la marche des événements les plus onéreux.

«Les Canadiens continuent de subir des pertes financières de plus en plus importantes en raison des changements climatiques. Le gouvernement fédéral reconnaît l'importance d'une reprise résiliente, mais il ne dispose d'aucun plan national pour protéger les Canadiens contre les inondations, les incendies, les tempêtes de vent et la grêle. Malgré tous ses efforts pour réduire les menaces climatiques futures, il n'accorde pas suffisamment d'attention aux pertes que les Canadiens subissent aujourd'hui en raison de l'inaction passée», a affirmé Craig Stewart, vice-président aux affaires fédérales du Bureau d'assurance du Canada, par communiqué.

L’année la plus coûteuse pour les assureurs canadiens reste 2016 avec une salée de 5,26 milliards $. Cette année avait été assombrie par les immenses incendies de forêt en Alberta. La dernière décennie a été marquée par les coûts élevés engendrés par les événements météorologiques extrêmes au pays. Huit des dix dernières années se trouvent au sommet en ce qui concerne la valeur des sinistres enregistrés, selon le BAC.

«L'une des conséquences connues des changements climatiques est l'augmentation de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes et des dommages qu'ils causent. En plus de réduire ses émissions, le Canada a aussi besoin d'un plan national d'adaptation pour protéger les citoyens et les préparer à l'évolution du climat», a précisé le Dr Richard Florizone, président et directeur général de l'Institut international du développement durable (IIDD) et président du groupe de travail pour une reprise résiliente.