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La fausse infirmière condamnée à 2 ans moins un jour

La fausse infirmière de l'hôpital de Jonquière, Nathalie Bélanger, a écopé de 2 ans moins un jour en société, à 240 heures de travaux communautaires ainsi que d’une amende de 100 000 $.

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La femme a reconnu sa culpabilité ce matin, près de 2 ans après avoir été démasquée par son employeur, pour lequel elle a œuvré pendant près de 20 ans.

La femme de 50 ans aurait utilisé l'identité d'une vraie infirmière portant le même nom qu'elle pour arriver à exercer la profession.

Photo TVA Nouvelles

«Nous avions soumis une suggestion raisonnable, expliquait le directeur des poursuites criminelles et pénales Mikaël Bourget, à la sortie de la salle d'audience. Il n'y avait rien dans le dossier qui nous indiquait des patients [qui ont] pu être en danger.»

«Elle a présenté ses excuses devant le tribunal, a rappelé l'avocat de l'accusée, Me Luc Tourangeau. Elle s'est excusée auprès de ses collègues, du public, et aussi de sa famille qui n'était pas au courant de la situation jusqu'à son congédiement.»

Nathalie Bélanger faisait également l'objet d'une poursuite de 683 000 $ de l'Ordre des infirmières du Québec. 

Son plaidoyer de culpabilité comprend un règlement de 100 000 $, qu'elle doit rembourser dans un délai de 18 mois.

«C'était important que le montant soit important, mais il fallait tenir compte de la capacité de payer, a déclaré Me Bourget. Ça n'aurait rien donné de fixer un montant plus élevé, sans que madame soit en mesure de le payer.»

La quinquagénaire s'était fait embaucher comme infirmière en 2000, en présentant un faux curriculum vitae. 

Elle a obtenu et renouvelé annuellement son permis en utilisant l'identité d'une autre infirmière du même nom. 

Elle a ainsi pu pratiquer pendant 20 ans, et a même dispensé des formations.

En février 2019, elle s'était inscrite à une formation, mais les autorités remarquèrent que le numéro de permis et le lieu de travail ne correspondaient pas. 

Mme Bélanger a été congédiée à la fin d'une enquête interne.Selon son avocat, Nathalie Bélanger espèrerait éventuellement reprendre sa véritable profession de préposée aux bénéficiaires, préférablement dans une résidence privée.