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L'ONU demande la libération immédiate de Navalny

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme s'est dit lundi «profondément troublé» par l'arrestation de l'opposant russe Alexeï Navalny et a demandé sa «libération immédiate».

«Nous sommes profondément troublés par l'arrestation d'Alexeï Navalny, et nous appelons à sa libération immédiate et au respect de ses droits à une procédure régulière conformément à l'État de droit», a indiqué dans un tweet le Haut-Commissariat, dirigé par Michelle Bachelet.

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«Nous réitérons notre appel en faveur d'une enquête approfondie et impartiale sur son empoisonnement», a indiqué également l'organe onusien.

Charismatique militant anticorruption et ennemi juré du Kremlin, M. Navalny, 44 ans, accuse le président Vladimir Poutine d'avoir ordonné son assassinat au poison Novitchok en août, ce que la Russie dément. Ayant survécu à cet empoisonnement présumé, il a été soigné cinq mois en Allemagne.

Trois laboratoires européens ont depuis conclu qu'il avait été empoisonné par un agent innervant militaire de type Novitchok, développé à l'époque soviétique, conclusion confirmée par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

Dimanche, l'opposant est revenu à Moscou et a été interpellé dès son arrivée, le FSIN, le service pénitentiaire russe, lui reprochant d'avoir violé des mesures de contrôle judiciaire en allant se faire soigner à l'étranger.

En septembre, Mme Bachelet avait exigé une enquête «approfondie, transparente, indépendante et impartiale» des autorités russes sur le «crime très grave» commis contre l'opposant Alexeï Navalny.

La Haut-Commissaire avait alors noté que le type d'agents neurotoxiques utilisés pour empoisonner M. Navalny sont des substances sophistiquées extrêmement difficiles à se procurer.

«Cela soulève de nombreuses questions», avait-elle-relevé: «Pourquoi utiliser des substances comme celles-ci? Qui les utilise? Comment les ont-ils obtenues?»

La Russie a elle multiplié les versions -- maladie, mauvaise hygiène de vie, provocation de services secrets occidentaux -- et se refuse à ouvrir une enquête criminelle.