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Une plasticienne en pratique privée veut aider, son offre reste sans réponse

Le réseau de la santé, frappé de plein fouet par la pandémie de COVID-19, pourrait faire appel aux cliniques de chirurgie esthétique pour faire des interventions chirurgicales, mais ne le fait pas.

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Une chirurgienne plastique qui a voulu faire sa part, et ce, depuis le début de la pandémie n’a eu aucune réponse à son offre. 

La Dre Stéphanie Olivier possède une clinique moderne, bien équipée, inaugurée il y a moins d’un an à Bromont.

La plasticienne affirme avoir offert ses services aux hôpitaux de Granby et de Cowansville. Il serait possible pour elle d’effectuer dans ses locaux diverses opérations mineures. 

«Je suis plasticienne, donc à l’hôpital on faisait des cas RAMQ : réduction mammaire, chirurgie de la main, canal carpien, des reconstructions retardées. Tout ce qui est plastie pourrait être fait hors hôpital», assure la Dre Olivier à TVA Nouvelles.

Malgré ses nombreuses démarches, son offre de service est restée sans réponse.

La chirurgienne affirme ne pas être la seule à offrir son aide, d’autres collègues veulent apporter un coup de main en ces temps difficiles.

Le ministère de la Santé affirme avoir conclu une vingtaine d’ententes avec des cliniques privées ce qui permet d’alléger un peu les listes d’attente. Aucune entente toutefois n’a été conclue avec une clinique de chirurgie plastique ou esthétique. 

Québec solidaire veut plus   

La semaine passée, Québec solidaire dénonçait les ententes faites entre le gouvernement et les cliniques privées. Le groupe politique jugeait qu’il fallait plutôt les intégrer d’urgence au réseau public.

«Le gouvernement signe des contrats de gré à gré, négocie avec des cliniques privées qui le veulent bien, des contrats pour envoyer certaines chirurgies au privé, avec une marge de profit au passage. On est en pandémie, en guerre contre le virus. C’est un effort de guerre que fait la société québécoise en ce moment. Ça ne devrait pas être optionnel d’aider à l’effort de guerre si on est propriétaire d’une clinique privée. Ça devrait être obligatoire», insistait Gabriel Nadeau-Dubois sur les ondes de LCN, vendredi. 

Québec a part ailleurs annoncé la semaine dernière que 140 000 interventions chirurgicales étaient mises sur pause en raison du délestage qui atteint son seuil presque maximal dans les hôpitaux de la province. 

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