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Hydro-Québec crie victoire trop vite selon les Premières Nations

Hydro Québdec

Photo d'archives

Les Premières Nations opposées au projet d’exportation d’électricité en Nouvelle-Angleterre ont reproché à Hydro-Québec de crier victoire trop vite.

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La coalition des Premières Nations de Pessamit, Wemotaci, Pikogan, Lac-Simon et Kitcisakik a ainsi tenu à nuancer les propos tenus par la société d’État dans son communiqué du 15 janvier.

Elle reproche à la société d’État d’avoir laissé sous-entendre que la voie était libre pour la concrétisation de cette initiative, alors que c’est loin d’être le cas selon elle.

Hydro-Québec a obtenu jeudi dernier le permis présidentiel pour la ligne de transport New England Clean Energy Connect (NECEC), mais la Cour d’appel des États-Unis a émis le lendemain une injonction contre le projet d’hydroélectricité en attendant l’approbation du permis par le département d’ingénierie, peut-on lire dans un document judiciaire.

Ces communautés autochtones s’offusquent donc de la position d’Hydro-Québec, qui a affirmé vendredi «que toutes les autorisations réglementaires nécessaires à la réalisation du projet ont donc été obtenues aux États-Unis».

Les Premières Nations ont par ailleurs indiqué qu’un référendum doit se tenir dans le Maine au courant de l’année, «avec pour objectif avoué de bloquer le projet.»

«Suite aux démarches de la coalition [...], effectuées en collaboration avec celles de nos alliés américains des milieux politiques et environnementalistes, les opposants au projet d’Hydro-Québec sont maintenant largement majoritaires dans l’État du Maine», a-t-elle précisé par communiqué.

Les cinq Premières Nations avaient aussi exprimé leur opposition à la construction de la ligne de transport électrique entre le poste des Appalaches, situé près de Thetford Mines, et un point de raccordement à la frontière avec le Maine.

«Nous sommes activement impliqués dans l’étude du dossier qui se poursuivra jusqu’au printemps 2021», a conclu la coalition.

Si Hydro-Québec a affirmé avoir reçu l’autorisation de la Régie de l’énergie du Québec et de la Commission de protection du territoire agricole du Québec, le projet n’aurait pas encore obtenu l’approbation des gouvernements provincial et fédéral, selon ces opposants autochtones.