/news/coronavirus

Les patrons de la construction répondent au ministre du Travail

construction residentielle

Photo d'archives, Agence QMI

Les patrons de l’industrie de la construction se défendent bien d’avoir échappé le ballon des règles sanitaires sur les chantiers après avoir été écorchés par le ministre du Travail la semaine dernière.  

• À lire aussi: Non-respect des mesures sanitaires: des chantiers et des entreprises pourraient être fermés

• À lire aussi: Consigne ignorée sur les chantiers

« Le ministre du Travail, Jean Boulet, a fait une sortie forte, mais contrairement à ce qui est véhiculé, on a la situation en mains. Au 18 janvier dernier, il y a à peine 2,6 % (91) des cas en milieu de travail dans l’industrie, alors que l’on compte plus de 175 000 travailleurs », s’est défendu au Journal Guillaume Houle, porte-parole de l’Association de la construction du Québec (ACQ). 

Cela étant dit, l’ACQ dit bien entendre l’appel du ministre et vouloir insister dès maintenant sur le resserrement des règles sanitaires pour que les chantiers québécois restent ouverts à la grandeur de la province.

Validation de l’état de santé des travailleurs, distance de deux mètres entre travailleurs, nettoyage des mains et des zones de repas et interdiction de rassemblement... l’industrie en fera plus pour renverser la vapeur, ajoute-t-il. 

Du côté de l'Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), on souhaite aussi redoubler de prudence pour éviter les fermetures.

« Je lance un appel à l’action immédiate à vous, les 18 000 membres de l’APCHQ, ainsi qu’à tous les entrepreneurs de notre industrie, afin de contribuer à l’aplanissement de la courbe et ainsi diminuer la propagation du virus dans la population», a expliqué son PDG Luc Bélanger lundi à ses membres dans une note interne obtenue par Le Journal. 

Avis de correction

Jeudi, TVA Nouvelles et Le Journal ont souligné que l’industrie de la construction est la pire élève de tous les secteurs, si l’on se fie au nombre d’avis de correction reçus, soit plus de 2659 en l’espace d’à peine trois mois, selon des données de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). 

Or, les associations patronales de la construction ont voulu rappeler mardi qu’il y a à peine 3,6 % (22) des éclosions en milieu de travail qui viennent des 40 000 chantiers de construction au Québec. 

« Dans le génie civil, la voirie, les ponts, les barrages, le pavage, les lignes de transports... tout tourne déjà à leur plus bas, mais on entend quand même l’appel du ministre», a affirmé Christian Croteau, conseiller en affaires publiques de l'Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ). 

Dans la même catégorie