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Les pompiers de Montréal veulent être vaccinés

L'Association des pompiers de Montréal réclame que ses membres soient vaccinés le plus rapidement possible. Elle craint que la COVID-19 fasse des ravages dans les casernes.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la majorité des interventions des quelque 2400 pompiers ne sont pas d’éteindre des incendies.

En fait, 75% des interventions sont plutôt de nature médicale à titre de premiers répondants. En 2019, les pompiers de Montréal ont réalisé 85 000 interventions médicales.

Lorsque les pompiers doivent intervenir, ils ne savent pas si les personnes impliquées sont atteintes de la COVID-19. 

Leur santé peut être mise à risque, comme l'explique ce pompier qui ne veut pas être identifié. Il a lui-même été infecté dans la communauté.

«J'ai appris la nouvelle dans la caserne, donc on a dû sortir l'équipe de pompiers avec laquelle je travaille en caserne, puis chacun a dû faire une quarantaine de deux semaines à la maison», explique le sapeur. 

Les paramédicaux ont déjà commencé à recevoir des vaccins le 10 janvier, mais rien n’a encore été établi pour les pompiers.

«Quand on a des personnes qui répondent aux mêmes urgences médicales sur le territoire de Montréal, c’est inconcevable qu’on ne les vaccine pas en même temps», déplore Chris Ross, président de l’Association des pompiers de Montréal.

Entre 4 et 15 pompiers vivent ensemble dans chacune des 67 casernes de Montréal. Jusqu’à maintenant, 88 pompiers ont été infectés et 400 de leurs collègues ont dû être placés en isolement préventif. Quatre casernes ont été touchées. 

«S’il n’y a pas de pompiers, il n’y a personne pour éteindre les feux. C’est important pour les travailleurs essentiels à notre niveau où il n’y a pas de plan B qu’on soit vacciné, qu’on soit protégé», ajoute M. Ross.

La Ville de Montréal répond par courriel que la priorisation de la vaccination relève du ministère de la Santé.