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Leur chien volé retrouvé mort

Une famille de la Beauce dont le chien s’est fait enlever il y a deux semaines a malheureusement retrouvé l’animal sans vie. 

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Sara T. Croft, sa famille et leurs trois chiens étaient à l’extérieur de leur résidence quand des gens en motoneige sont venus et ont enlevé Raven, un berger australien, sous leurs yeux.

Après avoir fait une plainte à la police, placardé des affiches, fait des appels sur les réseaux sociaux et parcouru des dizaines de kilomètres en forêt, l’histoire s’est terminée de façon tragique.

Après la diffusion du reportage de TVA Nouvelles, une personne est entrée en contact avec elle pour lui dire qu’elle avait retrouvé Raven. La mère a tenu à l’annoncer à ses trois enfants.

«Je suis arrivée avec elle à la maison, c’était important pour moi qu’ils la voient pour qu’ils puissent faire un lien avec la tragédie. De comprendre qu’il y a une fin. Ils ne comprenaient pas pourquoi elle dormait, pourquoi elle ne bougeait plus», raconte Mme Croft.

«Ils ont eu de la peine, ils ont eu de la colère. Je leur ai expliqué que c’était normal d’être en colère, qu’il y a des gens qui ne sont pas toujours gentils qui font des mauvaises choses et que ça ne termine pas toujours bien, même si on a essayé du plus fort qu’on pouvait», poursuit-elle.

Avec la pandémie, le nombre d’adoption a explosé si bien que les éleveurs ont de longues listes d’attente et que des refuges sont vides. 

«En 20 ans d'élevage, je n'ai jamais vu une aussi grosse demande. Depuis le début de la pandémie, j'ai peut-être 20 fois plus de demandes, ou même 30 fois plus de demandes pour des chiens», explique Karine, une éleveuse. 

Sur les sites de petites annonces, les prix ont explosé. Un chien qui se vendait auparavant pour 800$ se vend désormais pour 3000 ou 4000$. 

Pour la maîtresse de Raven, il est temps que l’on cesse de vendre des animaux comme des biens sur des sites de petites annonces. 

«Tous ces sites où il y a la permission de vendre des animaux, comme si on achetait un bien sur n’importe quel autre site de vente d’objets, comme une chaise ou une table, ça ne devrait pas être comparé de la même façon», dit-elle.

Les éleveurs sérieux ont des sites Web, ils demandent des références, ils veulent s'assurer que le chien sera bien dans sa famille d'accueil. 

«En ce moment, les bons éleveurs responsables ou éthiques ne vendent pas leurs chiens dans les petites annonces. C'est clair. Donc, c'est pratiquement impossible de retrouver un chien dit de race sur Internet», affirme le Dr Michel Pépin de l’Association des médecins vétérinaires du Québec.