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L’ex-proprio du Super Aqua Club peut rentrer chez lui

PHOTO FOURNIE PAR LA SQ

Deux ans après sa condamnation pour avoir agressé sexuellement trois mineurs, l’ex-propriétaire du Super Aqua Club de Pointe-Calumet peut désormais rentrer chez lui. 

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«La Commission [des libérations conditionnelles du Canada] est d’avis que votre plan de sortie est réaliste et en lien avec le travail amorcé concernant votre problématique», peut-on lire dans une décision rendue la semaine dernière, que Le Journal a pu consulter.

Réjean Julien Proulx pourra donc quitter la maison de transition où il séjourne depuis six mois.

Reconnu coupable d’agression sexuelle contre trois mineurs en février 2019, il a écopé de quatre ans de détention, dont il a purgé environ la moitié. 

Proulx, qui était en position d’autorité vis-à-vis des victimes vulnérables, a longtemps réussi à acheter leur silence avec des cadeaux.

L’agresseur de 60 ans semble avoir cheminé passablement depuis l’été dernier. 

À l’époque, la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) lui avait accordé une semi-liberté, contre l’avis des intervenants qui s’occupent de son dossier, «estimant que [ses] progrès étaient embryonnaires et insuffisants». 

L’ancien propriétaire du Super Aqua Club de Pointe-Calumet, dans les Basses-Laurentides, ne se reconnaissait pas d’intérêt sexuel déviant et adoptait un discours plus intellectualisé que senti.

Proulx semble néanmoins avoir gagné la confiance de son équipe de gestion de cas depuis, celle-ci ayant récemment signalé à la Commission qu’il n’avait plus besoin d’autant d’encadrement.

Saine alimentation et bouddhisme

Pendant l’année et demie qu’il a passée au pénitencier, il a su conserver un emploi et a changé de mode de vie. Il a commencé à s’entraîner, à manger sainement et à pratiquer le bouddhisme, en plus de demeurer sexuellement abstinent, lit-on dans la décision.

En maison de transition, il a fait l'objet d'un suivi psychologique et sexologique et se serait montré «très réceptif aux conseils qui [lui ont été] donnés». 

«La psychologue note que vos progrès sont positifs et elle vous décrit comme une personne très ouverte [...] qui fait preuve d’un niveau adéquat d’introspection», lit-on dans la décision.

Conditions

Les commissaires Luc Chamberlain et Janie Fortin lui ont donc accordé une libération conditionnelle totale, moyennant certaines conditions. 

Son risque de récidive étant évalué «modéré», Proulx devra toutefois s’abstenir d’être en présence de jeunes de moins de 16 ans jusqu’à la fin de sa peine.

Il devra aussi déclarer à son agent de libération conditionnelle toute relation amoureuse, sexuelle ou amicale avec un adulte exerçant un rôle parental. 

La CLCC lui a aussi interdit de consommer de l’alcool.

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