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Vers une augmentation des cours en présentiel?

La diminution des nouveaux cas de COVID au cours des derniers jours donne des arguments au recteur de l’Université de Sherbrooke, qui réclame le droit de donner plus de cours en présentiel dès que possible, un souhait également formulé par le premier ministre québécois.

«On voudrait que tous les étudiants puissent venir au moins une fois par semaine en présence sur le campus. C’est bon sur le plan académique et pour la santé mentale des jeunes. Et je suis persuadé qu’on peut le faire de façon sécuritaire, nous l’avons prouvé l’automne dernier», a rappelé le recteur de l’Université de Sherbrooke, Pierre Cossette.

Sa volonté est d’ailleurs partagée par le premier ministre Legault.

«Je suis partisan pour que les jeunes aillent au cégep ou à l’université au moins une fois par semaine pour voir du monde. La santé publique me dit qu’il faudrait attendre encore quelques semaines, au moins au 8 février, avant de regarder ça. Mais j’ai très hâte!», a-t-il fait savoir mardi.

Le président de la Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke, Alexandre Guimond, comprend la position du gouvernement.

«On va faire notre effort, mais c’est sûr qu’à partir du 8 février on espère que le plus de cours possible se donnent en présentiel. Et nous, on réclame que ceux qui ne sont pas à l’aise puissent avoir le choix de suivre leurs cours à distance, bref que chaque étudiant ait le choix de la façon dont il va assister à ses cours.»

À Bishop’s, l’université a même embauché une firme privée pour dépister les étudiants qui vivent en résidence.

«Ce sont des tests salivaires qui nous donnent un résultat en 24 heures. Des études ont été menées dernièrement et démontrent que c’est aussi efficace que le test nasopharyngé, qui est utilisé par la santé publique», a expliqué l’infirmière Kendra Brock.

Si ces tests ne permettent pas de cibler les individus qui pourraient être positifs à la COVID, ils pourraient être efficaces si le virus se déclenche dans un secteur.

«Ça va nous permettre de détecter s’il y a un danger et de rapidement réagir au besoin. Si on voit que le virus est présent dans un secteur des résidences, ce sera plus facile d’isoler un groupe et d’envoyer les individus passer un test de dépistage conventionnel. On ne se substitue pas à la santé publique», a précisé le directeur des communications de
l’Université Bishop’s, Olivier Bouffard.

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