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En 2020 au Canada: l’inflation au niveau le plus bas en 12 ans

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L’Indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré en 2020 sa plus faible croissance depuis la crise économique de 2008-2009 en raison des impacts de la pandémie de COVID-19 sur l’économie canadienne. 

Sur une base annuelle moyenne, l’IPC a crû de 0,7 % comparativement à 1,9 % en 2019.

L’IPC a atteint le même niveau en décembre au pays, soit 0,7 %, en baisse par rapport à novembre 2020 (+1,0 %).

Selon les chiffres dévoilés mercredi par Statistique Canada, cette «décélération de l'inflation est principalement attribuable à une baisse des dépenses de consommation liée aux mesures de protection visant à restreindre les déplacements et à encourager la distanciation physique pendant la pandémie», a-t-on précisé par communiqué.

Les Canadiens étant demeurés plus nombreux à la maison qu’à l’habitude avec la montée du télétravail, la consommation d’essence a chuté. Sans l'essence, l'IPC annuel moyen a progressé de 1,3 % en 2020, note d’ailleurs l’agence fédérale.

«La pandémie a ralenti la croissance des prix des biens et services de consommation en 2020 par rapport à l'année précédente, ce qui rend compte en partie de la façon dont les Canadiens se sont adaptés à rester à la maison, en voyageant moins et en achetant plus de certains articles et moins d'autres», a-t-on indiqué.

Il est vrai que les prix des aliments ont augmenté, mais les prix des biens non durables ont «fléchi en raison du recul des prix de l’essence, qui ont contribué le plus au ralentissement de la croissance de l’IPC en 2020», a spécifié Statistique Canada.

Augmentation pour les logements neufs

Pour ce qui est des biens durables, la hausse moyenne en 2020 a été de 1,4 %, soit le même niveau que l’année précédente (+1,3 %). On souligne ici une différence notamment avec la dernière crise économique, alors que les prix des biens durables avaient reculé de -3,1 % en 2009.

«En 2020, une baisse marquée des ventes de véhicules au début de la pandémie a coïncidé avec une croissance plus faible des prix, mais cela a eu un effet modéré sur la variation annuelle moyenne des prix, puisque, en août, les ventes étaient remontées aux niveaux observés avant la pandémie», a-t-on relaté, en mettant en perspective qu’en 2009 les ventes de voitures neuves étaient «demeurées faibles plus longtemps».

La hausse la plus importante du coût de remplacement par le propriétaire, qui est lié au prix des maisons neuves, a été observée au Québec où on a connu un bond de 5,9 % sur une base annuelle moyenne en 2020. À l’échelle canadienne, on parle plutôt d’une augmentation de 2,0 %, alors qu’un recul de 0,1 % avait été comptabilisé en 2019.

«Les taux d'intérêt historiquement bas, conjugués aux coûts plus élevés des matériaux de construction et aux stocks peu élevés de logements mis en vente, ont contribué à la hausse des prix des logements neufs tout au long de 2020, soutient Statistique Canada. Les coûts ont diminué le plus en Saskatchewan (-2,6 %) et en Alberta (-2,0 %), ce qui est en partie attribuable au ralentissement de l'activité économique dans le secteur pétrolier et gazier dans ces provinces.»