/news/politics

Enlèvement de Richard Cross: une mauvaise idée, dit une ex-felquiste

Une ex-felquiste qui a participé à l’enlèvement de James Richard Cross, ancien diplomate britannique qui est décédé dans les derniers jours de la COVID, a qualifié de mauvaise idée le geste 50 ans après la Crise d’Octobre.

• À lire aussi: Crise d’Octobre 1970: James Richard Cross est mort

«C’est pas la meilleure idée du monde. Qu’est-ce que vous voulez, dans ce temps-là il y avait, au niveau international, des luttes de libération un peu partout. Et les felquistes ont à ce moment-là, disons, emboîté le pas à ce mouvement», raconte Louise Lanctôt en entrevue à Denis Lévesque.

À l’époque, M. Cross était vu par le Front de libération du Québec (FLQ) comme un symbole du colonialisme britannique, explique Mme Lanctôt.

«On pensait que de passé d’un symbole à quelqu’un de réel, ça faisait une différence. [...] Mais en fait, ce n’était pas un symbole, c’était une personne humaine qui était comme nous, qui a eu peur à un moment donné de se faire tuer par les agents de la GRC, la SQ ou la police de Montréal», poursuit-elle.

En plus d’avoir été kidnappé par le FLQ, M. Cross avait auparavant été enlevé en Israël, selon Louise Lanctôt.

Cette dernière s’est par ailleurs dite «contente» que l’homme mort à 99 ans ait pu vivre plusieurs années après les événements.

«Quelqu’un qui se fait enlever, même s’il faisait partie des services secrets, c’est quand même un traumatisme. [...] Il a survécu 50 ans, c’est quand même très bien», dit-elle.

Voyez l’intégralité de l’entrevue dans la vidéo ci-dessus

Dans la même catégorie