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La CSN «exige» le retour des primes COVID-19

Einkaufswagen im Supermarkt

Eisenhans - stock.adobe.com

Plus d’une trentaine de syndicats affiliés à la Fédération du Commerce-CSN (FC-CSN) «exigent» le retour «immédiat» des primes COVID-19, dont le versement a été interrompu au terme de la première vague de la pandémie. 

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Ces syndicats représentent des milliers de travailleurs œuvrant dans des entrepôts alimentaires et pharmaceutiques, des hôtels, des abattoirs, des épiceries, des caisses populaires, des compagnies d’assurance et des usines agroalimentaires.

«Nous le martelons depuis des mois. Le scénario est exactement le même qu'au printemps; le danger est le même, le nombre de cas est en explosion, le confinement est pratiquement total. Même les profits sont encore au rendez-vous. Pourtant, un seul joueur est absent: la prime. C'est injustifiable», a dit mercredi le trésorier de la FC-CSN, Michel Valiquette, par communiqué.

Les syndicats réclament également le versement d’un salaire pendant toute période d’isolement, le maintien du lien d’emploi et des avantages sociaux ainsi que la poursuite des mesures de santé et de sécurité pour freiner la pandémie de COVID-19.

Selon la FC-CSN, des centaines de travailleurs de l’industrie hôtelière perdent leur ancienneté et leur lien d’emploi est rompu après des mois d’incertitude provoquée par la chute du tourisme.

«Nous avons des préposées aux chambres qui ont des dizaines d'années d'ancienneté, mais qui ne travaillent pas, car les hôtels sont fermés. Certains employeurs en profitent pour couper leurs liens d'emploi et ne les rappelleront pas lorsque les hôtels rouvriront. C'est injuste et cela manque cruellement de solidarité», a dit M. Valiquette, en soulignant que des employés sont aussi privés de leurs avantages sociaux dans l’hôtellerie.

«Ces travailleuses et travailleurs devraient toujours avoir accès notamment au régime d'assurance et de retraite, même en cas de mise à pied complète ou partielle, mais certains employeurs leur retirent», a précisé M. Valiquette.

La FC-CSN réclame par ailleurs le maintien du salaire pendant un isolement obligatoire après qu’un employé eut contracté la maladie à coronavirus.

«Personne ne devrait voir son revenu coupé pendant des semaines parce qu'ils sont obligés de s'isoler», a indiqué M. Valiquette.

«On assiste à un relâchement dans certains milieux de travail, a-t-il poursuivi. Il faut rester vigilants et s'assurer que le matériel de protection soit disponible en quantité suffisante, et ce, en tout temps.»