/news/currentevents

Mort d'un bambin de Fermont: arrivé au CHUL neuf heures après la demande de transfert

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Un coroner s’interroge sur la qualité des soins reçus par un enfant de deux ans à Fermont, de même que sur les délais d’intervention de l’avion-ambulance pour son transfert vers Québec, où il est décédé en octobre 2019.

• À lire aussi: Enquête sur la mort d’un bambin 

Puisque son rôle n’est pas de chercher un responsable, le coroner Donald Nicole soulève, dans son rapport, plusieurs questions importantes à la suite de la mort du bambin.  

Le médecin de garde a-t-il établi son diagnostic conformément aux règles de l’art? Le jeune a-t-il reçu tous les soins nécessaires avec la priorité d’intervention requise? Finalement, aurait-il été possible de réduire le délai de transfert vers le CHUL? 

Diagnostic inexact

L’autopsie et les circonstances indiquent que le médecin de garde a établi un diagnostic provisoire qui s’est avéré inexact et que ce diagnostic a été partagé, par téléphone, avec un pédiatre au CHUL. 

Les circonstances démontrent aussi que la victime a été prise en charge par le personnel médical du CHUL plus de neuf heures après la demande initiale de transfert. 

Le 4 octobre 2019, Olivier Dégarie-Cyr a été retrouvé dans un état de confusion avec des vomissements après une sieste. 

Vers 16h40, l’enfant a été amené au Centre de santé de l’Hématite, dans la ville de Fermont. Puis, vers 17h45, il a été décidé de transférer l’enfant au CHUL par avion-ambulance, mais l’appareil se trouvait déjà en mission. 

Ce n’est que vers 1h du matin qu’il fut transporté par ambulance à Wabush, où il a quitté en direction de l’aéroport de Québec. Il a été admis au CHUL vers 3h37 et il a fait un arrêt cardiorespiratoire vers 4h07.  

Mort naturelle

«Malgré leurs efforts, le personnel hospitalier fut incapable de rétablir les fonctions vitales de l’enfant et son décès fut constaté par un médecin à 5h37, le 5 octobre 2019», écrit le coroner Nicole.  

Selon le pathologiste, il est mort d’une inflammation sévère de l’intestin associée à une infection virale. Il s’agit d’une mort naturelle. 

En plus des questions sur la qualité des soins et le transfert médical, le coroner recommande de mettre en place un service de vidéoconsultation, permettant ainsi aux médecins spécialistes de l’extérieur de constater visuellement l’état d’un patient.