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Nouveau record de décès au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni a enregistré mercredi 1820 décès supplémentaires du nouveau coronavirus, un nouveau record quotidien, et le premier ministre Boris Johnson a prévenu que le bilan allait continuer de s'alourdir malgré le recul des contaminations.

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Ces chiffres du ministère de la Santé portent à 93 290 morts (dans les 28 jours suivant un test positif) le bilan total de la pandémie au Royaume-Uni, le plus lourd en Europe. En 24 heures, 38 905 cas supplémentaires ont aussi été recensés, confirmant la décrue de ces derniers jours, pour un total de plus de 3,5 millions de cas.

«Ces chiffres sont effroyables», a estimé Boris Johnson. «Et je dois vous avertir que cela va continuer car ce à quoi nous assistons est le résultat du nouveau variant qui a émergé un peu avant Noël».

Confrontées en fin d'année à une flambée des contaminations attribuée à un variant plus contagieux du coronavirus, les autorités britanniques ont imposé un dur confinement à la population, avec fermeture des écoles, et espèrent le lever avec la campagne de vaccination en cours.

Le nombre de personnes ayant reçu une dose a dépassé mercredi 4,6 millions, avec plus de 340 000 injections enregistrées en 24 heures.

L'objectif du gouvernement est de vacciner tous les plus de 70 ans et soignants d'ici à la mi-février, soit environ 15 millions de personnes.

Si le nombre de contaminations a nettement baissé ces derniers jours, les autorités ont prévenu qu'il faudrait attendre avant que cela se traduise par un recul des hospitalisations et des décès.

«Il semble que le taux d'infection dans tout le pays ait atteint un pic et soit en train de se stabiliser, mais il ne diminue pas très vite, donc nous devons garder le contrôle», a ajouté Boris Johnson, invitant ses concitoyens à «maintenir leur discipline" et "continuer à respecter le confinement».

Actuellement, 37 946 malades atteints de la COVID-19 sont hospitalisés (dont 3916 sous respirateur), bien plus que lors de la première vague au printemps.

La situation est «très, très mauvaise en ce moment, avec une pression énorme, et dans certains cas, cela ressemble à une zone de guerre pour ce que les gens doivent gérer» dans les hôpitaux, a mis en garde le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance, sur la chaîne Sky News.