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Un mois de prison pour de faux retours de cruches d’eau consignées

Bloc prison

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Une ex-caissière d’un IGA du Centre-du-Québec devra purger une peine de 30 jours de prison en plus de rembourser les 25 000 $ qu'elle a soutirés à son employeur en le fraudant.

Audrey Gagné, 21 ans, a effectué un nombre important de retours frauduleux de grosses cruches d'eau en plastique consignées à 10 $ chacune, pendant près de deux ans, à l’épicerie de Princeville où elle travaillait. Elle a qualifié «d’erreur de jeunesse» les agissements criminels qu’elle a commencé à poser à 18 ans, a-t-on appris au palais de justice de Victoriaville, au moment de recevoir sa sentence, mardi.

La caisse «balançait», mais pas le nombre de cruches.

Lorsqu’elle a été confrontée sur la nature de ses actes par les enquêteurs au dossier, elle a admis les faits en produisant une déclaration incriminante. De surcroît, elle a plaidé coupable à une accusation de fraude de plus de 5000 $.

Selon son avocat Guy Boisvert, Audrey Gagné a agi ainsi «pour payer la traite à ses ami(e)s afin d’être acceptée par son groupe».

La jeune femme s’est présentée devant le tribunal, mardi, en affirmant avoir contracté un prêt personnel de 25 000 $ afin de rembourser le IGA de Princeville. Cette initiative a été retenue par la cour.

Étant donné le nombre de gestes frauduleux, de l’abus de confiance envers l’employeur et de la motivation de la délinquante, que la juge de la Cour du Québec, Dominique Slater, a identifiée comme étant l’appât du gain, Audrey Gagné devra purger une peine de 30 jours de prison durant les fins de semaine, le tout assorti d’une probation d’un an.