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Cinq ans d'emprisonnement pour un couple d’agresseurs sexuels

Bloc justice

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Deux hommes ont été condamnés à cinq années de détention, au palais de justice de Montmagny, jeudi, pour avoir agressé sexuellement un adolescent pendant cinq ans et demi et avoir produit de la pornographie juvénile avec lui.

Les deux délinquants sexuels sont dans la soixantaine et forment un couple. De 1993 à 1998, ils se sont livrés conjointement, et à de multiples reprises, à des agressions sexuelles sur un jeune adolescent qui n’avait que 13 ans, au moment du premier méfait commis sur sa personne. Au fil des ans, tant les agresseurs que la victime s’adonneront à des actes de masturbation et de fellation en trio. Et à deux reprises, les deux hommes, qu’il est interdit de nommer afin de protéger l’identité de la victime, produiront des vidéos avec l’adolescent.

Le couple criminel a plaidé coupable en décembre 2019 à plusieurs chefs d’accusation concernant les gestes qui leur sont reprochés dans cette histoire.

Abus de confiance

Un des agresseurs est un membre de la famille de la victime. Alors qu’il sait que le climat familial est difficile au sein du foyer de l’adolescent, puisque le père de la victime est un alcoolique violent, il l’invite à passer des séjours chez lui à Québec, a-t-il été mentionné devant la cour.

Lui et son conjoint abusent de la confiance de la victime en lui payant des sorties au restaurant, en lui donnant de l’argent de poche et des cigarettes, a-t-on appris au moment du prononcé de la sentence. Et c’est lors de ces visites qu’ils profitent de l’adolescent.

L'abus de confiance compte d’ailleurs à la longue liste des éléments contribuant à la gravité du crime, auxquels le juge de la Cour du Québec, Steve Magnan, a ajouté le jeune âge de la victime, la durée sur laquelle s’étendent les exactions perpétrées, l’atteinte à l’intégrité de la victime et l’exploitation de sa vulnérabilité.

Assouvir de bas instincts

Le juge Magnan, a qualifié de «très haute» la responsabilité des accusés qui, dit-il, ont commis ces infractions afin « d’assouvir leurs bas instincts ». Le couple criminel, bien qu’ayant admis les faits, n’a démontré que peu d’empathie pour la victime : un des hommes l’ayant même qualifié de «plus grand menteur de la terre», a-t-on appris lors de la lecture du jugement.

Ainsi, pour les chefs d’agression sexuelle, les deux hommes doivent purger une peine de quatre années d’emprisonnement. Ce à quoi le juge a additionné une peine consécutive de 12 mois de détention pour les chefs d’accusation concernant la pornographie juvénile. La peine totale pour le couple de délinquants sexuels s’avère de cinq ans.