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Jusqu'à 11 000 $ d'amendes pour les fêtards violant le confinement

Group of friends enjoying a beer

Photo Adobe Stock

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi que les participants à des fêtes, illégales dans l'Angleterre confinée, risqueront des amendes pouvant atteindre jusqu'à 6400 livres (environ 11 000 $) en cas d'infractions répétées.

Plus de 94 000 personnes testées positives au nouveau coronavirus sont décédées au Royaume-Uni, dont 1290 recensées les dernières 24 heures.

Si la majorité de la population respecte le confinement, la ministre de l'Intérieur Priti Patel a dénoncé lors d'une conférence de presse «une petite minorité qui refuse de faire ce qu'il faut», annonçant durcir les sanctions.

«La semaine prochaine, nous allons introduire une nouvelle amende de 800 livres (1400 $) pour les participants à des fêtes privées, qui doublera à chaque récidive jusqu'à un maximum de 6400 livres», a déclaré Mme Patel.

Ces amendes visent ceux qui participent à des rassemblements de plus de 15 personnes au sein d'un logement.

«Un tel comportement irresponsable constitue une menace importante pour la santé publique. Non seulement pour les personnes présentes à ces événements, mais aussi pour nos formidables policiers qui interviennent pour y mettre fin», a dit Priti Patel.

La police a distribué plus de 140 amendes pour un montant total de 39 000 livres (67 700 $) pour des infractions liées au confinement en l'espace de deux jours à Londres, ville particulièrement touchée par le virus. Les policiers ont notamment mis fin à une fête rassemblant 40 personnes dans un logement du quartier de Brick Lane.

Pour lutter contre une deuxième vague du virus qui déferle sur le Royaume-Uni, et lever le confinement, le gouvernement compte sur la vaccination. Près de cinq millions de personnes ont déjà été vaccinées par l'un des deux vaccins autorisés au Royaume-Uni, celui d'AstraZeneca/Oxford ou Pfizer/BioNTech.

Priti Patel s'en est pris à la désinformation entourant les vaccins, «en particulier tous les messages visant les personnes issues de minorités ethniques», après une étude révélant que ces groupes étaient plus réticents à la vaccination que le reste de la population.

«Ce vaccin est sans danger pour nous tous. Ça vous protégera ainsi que votre famille. C'est notre meilleure chance de battre ce virus», a déclaré la ministre