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Lac Saint-Jean: déjà un an depuis le décès des motoneigistes français

Six motoneigistes sombraient au fond du lac Saint-Jean le 21 janvier 2020, une tragédie qui avait alors secoué tout le Québec.

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Le drame était survenu durant la soirée, lorsqu’un groupe de neuf motoneigistes circulait sur les glaces du lac, près de la rivière Grande-Décharge.

Cinq touristes français et leur guide québécois avaient sombré dans les eaux du lac. Les trois autres visiteurs français avaient alors réussi à aller chercher du secours dans une station-service de Saint-Henri-de-Taillon.

L’un d’eux s’était extirpé des eaux, mais les appels téléphoniques au guide étaient restés sans réponse. Il était alors environ 19 h 30.

Lors de leur arrivée à la station-service, les trois hommes ne semblaient pas réaliser ce qui s’était passé.

«Ils ne se sont probablement pas rendu compte que ces gens-là s’étaient envoyés à l’eau. Ils n’étaient pas en mode panique à ce moment-là. Ils cherchaient leurs confrères de motoneige», avait alors raconté Charles Tremblay, propriétaire du commerce.

Alertée, la Sûreté du Québec avait entrepris une vaste opération de recherches qui aura duré plus de deux semaines.

Pendant les premières heures, le guide Benoit Lespérance, 42 ans, avait été retrouvé, mais son décès sera constaté à l’hôpital.

La police avait alors travaillé sans relâche pour retrouver les cinq autres Français qui manquaient à l’appel.

«Tant qu’on n’a pas cinq corps, on n’a toujours espoir», avait affirmé le porte-parole de la Sûreté du Québec, Hugues Beaulieu.

Dès le lendemain de la tragédie, le sort semblait s’acharner, alors que l’hélicoptère d’un policier qui participait au ratissage s’écrasait et que le pilote est blessé.

La ministre responsable du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Andrée Laforest, alors ministre par intérim de la Sécurité publique, avait rapidement rendu visite aux équipes de recherche au quartier général mobile déployé aux abords du lac.

«Ça me touche. C’est ma région. Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai été très préoccupée. J’étais bouleversée», avait déclaré le 22 janvier 2020 la ministre Laforest.

Le consul général adjoint de la France au Québec, Laurent Barbot, accompagnait alors la ministre et avait fait une courte déclaration.

«Le ministre français des Affaires étrangères est en contact avec les familles et nous apportons tout notre soutien aux familles.»

Les efforts des policiers avaient rapporté alors que, dès le premier jour, des motoneiges avaient été localisées au fond de l’eau. Leur travail de recherches s’était finalement terminé le 27 mai, alors que le corps du dernier disparu avait été sorti des eaux.

En France, les proches des cinq autres disparus, Gilles Claude, 58 ans, Julien Benoît, 34 ans, Yan Thierry, 24 ans, Jean-René Dumoulin, 24 ans, et Arnaud Antoine, 25 ans, dont la conjointe était enceinte au moment de la tragédie, ont rendu hommage aux victimes.