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Le couvre-feu risque d’être prolongé après le 8 février

Même si le Québec «est sur la bonne voie», le couvre-feu risque d’être prolongé après le 8 février, en raison du nombre d’hospitalisations toujours trop élevé, en particulier à Montréal.

Depuis une dizaine de jours, le nombre de nouveaux cas de COVID-19 a commencé à diminuer, s’est réjoui jeudi le premier ministre François Legault, en faisant le point sur la pandémie.

«Le couvre-feu donne des résultats. On s'en va dans la bonne direction», a-t-il souligné, en remerciant les Québécois pour leurs efforts.

Mais après 11 mois de bataille contre le virus, «on a encore beaucoup de chemin à parcourir devant nous», a-t-il exposé.

Actuellement, plus de 1 450 patients atteints de la COVID-19 sont soignés dans nos hôpitaux. « C’est beaucoup trop» pour mettre fin au délestage et réduire les listes d’attente, regrette M. Legault.

«Je veux être bien clair aujourd'hui: même si le nombre de cas diminue, tant que le nombre d'hospitalisations va être aussi élevé que ça, on ne peut pas penser, dans les prochaines semaines, qu'on va tout rouvrir», a-t-il prévenu.

Il faudra donc redoubler de patience avant de pouvoir retourner dans les commerces non essentiels, les bars et les salles à manger des restaurants.

Pire dans le Grand Montréal 

C’est encore plus vrai dans le Grand Montréal, où l’on retrouve la grande majorité des personnes hospitalisées, soit environ 1100 actuellement.

«On voit que ce n'est pas la même évolution dans toutes les régions», a reconnu le ministre de la Santé, Christian Dubé.

Il se prépare d’ailleurs à revenir prochainement à son système de paliers d’alerte par couleur, qui sera révisé.

«On ne veut pas jouer au yoyo. Donc, c'est pour ça que j'aime mieux dire aux gens, là : Il va falloir que les hospitalisations baissent beaucoup plus que ce qu'on voit là avant de commencer à relâcher», a ajouté M. Legault.

La possibilité de prolonger le couvre-feu arrive à un moment « particulièrement difficile », a commenté Dre Geneviève Beaulieu-Pelletier, psychologue clinicienne et professeure associée à l'Université du Québec à Montréal.

«Pour ceux qui trouvaient déjà ces mesures-là très contraignantes, on peut s'attendre à ce que ça vienne exacerber l'irritation», prévient-elle.

Nouveaux variants 

Pour ce qui est de la semaine de relâche, le premier ministre préfère respecter les conventions collectives plutôt que de l’annuler.

Il maintient toutefois sa demande au fédéral, de bannir les vols internationaux. Il considère toutefois l’imposition d’une quarantaine obligatoire à l’hôtel aux frais des voyageurs qui arrivent de l’étranger (voir autre texte) comme une bonne alternative pour se protéger des nouveaux variants du coronavirus, qui font craindre le pire.

M. Legault a par ailleurs annoncé que la vaccination est maintenant terminée dans les CHSLD, où 36 000 résidents ont reçu une première dose.

Autre bonne nouvelle: la diminution du nombre de cas permet de s’éloigner de plus en plus des choix déchirants qu’obligerait l’application du protocole de priorisation pour l’accès aux soins intensifs.