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Télétravail: dur pour le dos

Maux de dos, maux de cou, maux de tête, tendinites... les cliniques chiropratiques ne chôment pas depuis le début de la pandémie, le télétravail étant à la source de bien des maux.

«Les demandes de consultation explosent», a relaté le Dr Jean-François Henry, chiropraticien, président de l’Ordre des chiropraticiens du Québec.

À l’Institut national de santé publique du Québec, on estime que 40 % des travailleurs s’étaient déjà tournés vers le télétravail à la fin du printemps dernier. La mesure est devenue obligatoire depuis et le demeurera, au moins jusqu’au 8 février prochain.

La Dre Caroline Poulin, chiropraticienne, explique qu’en plus des mauvaises postures, induites par le travail à la maison, l’isolement amène aussi les gens à moins bouger.

Le même constat est fait à la clinique universitaire chiropratique de l’UQTR, qui est ouverte au grand public. La directrice de programme, Dre Danica Brousseau, chiropraticienne, souligne d’ailleurs que la fréquentation de la clinique a augmenté depuis le début de la crise.

Pendant ce temps, plus loin dans l’université, au département d’ergothérapie, on travaille à la source des maux.

Des mesures simples comme des pieds sur une boîte, un coussin placé derrière le dos ou un écran à la hauteur des yeux peuvent prévenir bien des maux, souligne Sophie Guimont, superviseuse des stages au département.

Une équipe de stagiaires en fin d’études intervient présentement auprès du personnel de l’Université. Un projet est en cours pour élargir le champ d’intervention au grand public, la demande étant importante.