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Une mère victime des menaces de l'école de sa fillette malade

Une mère de famille dit avoir reçu des menaces de l’école primaire de son enfant, car elle refuse d’y envoyer sa fille atteinte de leucémie pendant la pandémie de COVID-19.

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En entrevue à l’émission «Denis Lévesque» jeudi, Julie Baril a expliqué qu’il était inconcevable que sa fille de sept ans puisse se présenter constamment à l’école en raison des nombreux traitements de chimiothérapie qu’elle a subis. Or, c’est pourtant ce que demande l’école, qui n’autorise pas à Élisabeth, âgée de sept ans, de suivre des cours à distance.

«Puisqu'elle ne fréquentait pas assez l’école, on m’a dit qu’il y allait avoir une plainte à la DPJ, a-t-elle lancé. On disait que je faisais de la négligence à son éducation.» 

Mme Baril se soucie avant tout de la santé fragile de son enfant, alors que «ça fait 25 mois qu’Élisabeth se bat contre sa leucémie».

«Je me retrouve dans une situation où si j’envoie ma fille à l’école, je passe pour une mère indigne, puis si je la garde à la maison, je ne suis pas correcte non plus, car je nuis à son éducation.»

La mère a ajouté qu’elle était entrée en contact avec la commission scolaire afin de trouver une solution. Julie Baril s’est donc fait conseiller de déscolariser son enfant afin qu’elle puisse rester chez elle. 

Élisabeth deviendrait ainsi l’élève de sa propre mère. Une chose insensée aux yeux de Mme Baril.

«Je n’ai pas été formée pour ça», a-t-elle mentionné.

Il serait possible que l’enfant soit en mesure de suivre les cours de son école primaire à distance. Pour cela, l'école demande un billet médical. Une autre demande qui leur a été refusée.

Le CHU Sainte-Justine estimait «qu’elle était en santé et qu’elle pouvait fréquenter l’école.»

Cependant, Julie Baril affirme que sa fille souffre encore de sa leucémie et que la chimiothérapie a eu des effets secondaires.

«Sa rate est toujours enflée à cause de la chimio. Elle a des maux de ventre chroniques.»