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Vente d'Air Transat: le Bloc fait pression sur la Commission européenne

Photo d'archives Agence QMI, Joël Lemay

Le Bloc québécois a envoyé une lettre à la Commission européenne qui étudie le projet d'acquisition d’Air Transat par Air Canada pour lui faire part de ses inquiétudes en matière de concurrence.

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Le porte-parole en matière de Transports, Xavier Barsalou-Duval, y fait valoir que la transaction, si elle va de l’avant, aura des effets négatifs autant pour le Québec que pour l’Union européenne.

«Celle-ci aurait un effet direct sur les prix en plus de diminuer l’offre et les choix offerts aux consommateurs. Plus grave encore, elle placerait Air Canada dans une position dominante face aux autres transporteurs aériens», a-t-il écrit, selon un communiqué relayé jeudi par le Bloc québécois qui s’oppose à cette transaction.

Dans la missive envoyée à la vice-présidente exécutive à la direction générale de la Commission européenne, Margrethe Vestager, M. Barsalou-Duval soutient aussi que le conseil d’administration d’Air Transat a caché à ses actionnaires «l’existence d’une autre offre que celle d’Air Canada qui serait une alternative valable et permettant de préserver la concurrence du secteur».

Il reproche également un manque de transparence à Transports Canada d'avoir refusé de partager à sa formation politique des informations sur l’évaluation de la transaction et de n'avoir transmis que des documents lourdement caviardés.

Les actionnaires de Transat ont, en décembre, approuvé de nouveau la transaction visant à faire passer leur entreprise dans le giron d'Air Canada, malgré le dépôt d'une offre de Gestion MTRHP, la firme d'investissement du président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau.

Air Canada avait annoncé l'acquisition de Transat en 2019 au coût de 18 $ par action, un prix depuis considérablement réduit à seulement 5 $ par action en raison de la pandémie qui a frappé de plein fouet les lignes aériennes.

La transaction se trouve toujours sur le bureau du gouvernement fédéral, qui doit décider s'il y donne son aval au cours des prochaines semaines. Plusieurs voix ont fait part de craintes en vue de cette fusion, incluant celle du Bureau de la concurrence qui estime que la transaction se traduirait par une hausse des prix des vols pour les voyageurs.

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