/news/law

18 mois de prison pour avoir couché avec une mineure

Photo d'archives, AFP

Pour avoir eu plusieurs relations sexuelles complètes avec une adolescente de 15 ans, un homme de 38 ans de Chaudière-Appalaches a écopé de 18 mois d'emprisonnement, vendredi, au palais de justice de Montmagny.

Un soir de septembre 2018, la victime se retrouve dans l’appartement du trentenaire à Montmagny. Il y a consommation d’alcool et elle l’informe qu’elle a 15 ans. L’homme essaie de l’embrasser, elle détourne la tête, mais il se fait insistant. Selon le récit relaté par le juge de la Cour du Québec, Steve Magnan, la victime concède et l’embrasse, croyant que cela calmerait ses ardeurs.

Bien au contraire, il lui dit : « tu me résistes pour m'exciter, je sais que tu veux et que tu fais juste me niaiser ». Il la prend dans ses bras, l’amène dans la chambre à coucher et obtient une relation sexuelle avec pénétration vaginale. La victime admettra s’être éprise de son agresseur, dont nous ne révélons pas l'identité pour protéger celle de la victime. Leur relation durera trois mois, avant qu’un proche de l’adolescente dénonce la situation à la police.

L'homme exploitait les vulnérabilités de l’adolescente, « son incapacité à lui résister », a déclaré le juge Magnan au moment du prononcé de la sentence. En outre, la victime avait peur de laisser son agresseur parce qu’elle croyait qu’il ne lui remettrait jamais les 500 $ qu’elle lui avait prêtés.

Étant donné la nature des gestes, de leur fréquence et de la différence d’âge entre la victime et l’agresseur, le juge a qualifié la gravité du crime de « très grave ». « Le délinquant ne comprend pas la notion de consentement », a-t-il dit, qui est fixée à 16 ans. En dessous de cet âge, on parle de pseudo-consentement, ce qui est illégal, même si une personne paraît consentante.

En plus des 18 mois de prison, il faut ajouter à la peine de cet homme une probation de trois ans avec un suivi de 18 mois, ainsi qu’une inscription de 20 ans au registre des délinquants sexuels.