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Comment profiter de la folie boursière sans s’emballer

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Illustration Adobe Stock

Chez ceux qui s’intéressent à la Bourse depuis plus de six mois, la question revient de plus en plus souvent : est-ce une bulle qu’on voit là ?  

On aime tous ça voir ses placements monter en fou, mais il arrive un moment où on se gratte la tête en se disant : « hum, c’est trop l’fun... »

Le principal indice de la Bourse américaine a progressé de 16 % en 2021, et de plus de 70 % depuis le creux du printemps dernier. L’indice américain des titres technologiques, le Nasdaq, a grimpé de 43 % l’année dernière, et de 88 % depuis le plancher du mois de mars.

On fait grand cas des technos, mais la folie s’est aussi emparée du secteur des énergies propres. 

Le fonds négocié en Bourse (FNB) iShare Global Clean Energy (un fonds indiciel qui reflète le secteur) a vu sa valeur passer de 8 $ à un peu plus de 28 $ à la fin de l’année dernière, une hausse de 250 % en moins d’un an. 

Tesla fait beaucoup jaser avec son bond de 750 % en 2020. Quand on fouille un peu, on trouve de nombreux titres qui se sont embrasés de 100 % à 1000 % durant la même période. 

La Bourse canadienne a connu des performances moins spectaculaires, mais elle a rebondi de 55 % après avoir touché les abîmes au début de la pandémie.

Depuis le 1er janvier, on n’a vu nulle part de signes d’essoufflement, au contraire. Ça grimpe, ça grimpe !

Dites-moi, y a-t-il quelque chose de plus réconfortant ces temps-ci que de jeter un coup d’œil au solde de son compte de courtage ? 

La ruée vers la Bourse

Apparemment, ils sont nombreux à chercher le réconfort à la Bourse. La semaine dernière, Desjardins Courtage en ligne a envoyé un message à ses clients les avertissant d’un ralentissement de service en raison, notamment, d’ouvertures de comptes en nombre inhabituel.

Toutes les firmes de courtage sont prises d’assaut par de nouveaux clients qui ne veulent pas manquer le train. 

On voit apparaître ici et là les signes d’euphorie. Il s’installe tranquillement la conviction qu’il est facile de faire de l’argent. Je vois des actionnaires de Tesla qui se prennent pour des génies de l’investissement, des détenteurs de Bitcoins qui prétendent avoir tout compris. Et bien du monde tenter de les imiter. 

C’est pas bon signe.

Une occasion d’apprendre

Je ne veux pas dissuader personne de tenter sa chance, mais ce serait dommage que votre première expérience vous écarte à jamais de l’investissement. Car une belle occasion d’apprendre se présente. Pour vrai. 

Si vous faites vos premiers pas, ne misez pas tout sur quelques titres ou sur un seul secteur. N’y mettez pas trop d’argent pour commencer, et ne vous emballez pas trop vite. N’attendez pas trop longtemps avant d’encaisser vos profits. Soyez prudents.  

Pour la suite, je vous laisse sur ces sages paroles du grand investisseur et milliardaire Warren Buffett : 

C’est lorsque la marée baisse qu’on voit qui se baigne tout nu ! 


Un livre intitulé Le courtage en ligne a été publié, il y a quelque temps, aux Éditions du Journal. Stéphane Desjardins, qui est chroniqueur financier au Journal, explique comment on peut apprendre à investir soi-même.

RAPPELS 

Pour ceux qui souhaitent investir eux-mêmes en Bourse, il faut d’abord apprendre les rudiments du courtage en ligne : 

-gérer ses émotions,  

-connaître sa tolérance au risque et votre profil d’investisseurs (valeur, croissance, momentum, contrariant), 

-comprendre les états financiers des entreprises à investir, 

-apprendre les notions de base en matière de placement et de finance (ratios, concepts économiques),  

-identifier les différents types de placements (actions, revenus fixes, fonds communs, FNB, fonds de travailleurs).