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Colchicine contre la COVID: «il fallait alerter la planète rapidement»

Les chercheurs à l’origine de l’étude de l’Institut de cardiologie de Montréal (ICM) sur les effets de la colchicine sur les patients atteints de la COVID-19 ont jugé les résultats si importants qu’ils ont voulu les partager le plus rapidement possible. 

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«En fait, on a les résultats depuis moins de 24 heures. Donc c’est extrêmement inhabituel de communiquer si rapidement, mais pour nous, c’était suffisamment important qu’il fallait alerter la planète rapidement», explique le Dr Jean-Claude Tardif, directeur du Centre de recherche de l’ICM, en entrevue à LCN.

Comme le médicament est déjà disponible en pharmacie, il n’a pas besoin d’être homologué ou d’avoir une autorisation avant d’être prescrit par les médecins. 

«Les médecins peuvent se mettre à le prescrire», confirme le Dr Tardif. 

Les résultats ayant été dévoilés il y a moins de 24 heures, la documentation complète n’est pas encore disponible, mais le directeur du centre de recherche assure que le maximum d’information sera rendu public le plus rapidement possible. 

D’ailleurs, le Dr Tardif affirme que des discussions ont présentement lieu avec le gouvernement pour accélérer le processus. 

«Hier soir, on a eu une discussion détaillée avec plusieurs membres du gouvernement du Québec justement pour les informer. On va être en communication tout le week-end pour ne pas qu’on ait à attendre la publication complète avant que les médecins puissent l’utiliser», déclare-t-il. 

Le Dr Tardif a bon espoir que la communauté scientifique recommandera rapidement l’utilisation de la colchicine pour traiter les patients atteints de la COVID-19. 

«Pour citer les membres du comité de sécurité de l’étude, qui est un groupe international, je leur ai posé la question hier soir à tous ceux qui ont vu toutes les données et 100% des membres ont dit que s’ils avaient la COVID, ils la prendraient la colchicine», rapporte-t-il. 

Selon l’étude publiée vendredi soir, la colchicine, un anti-inflammatoire habituellement utilisé pour traiter la goutte, prévient les complications et réduit les risques d’hospitalisation et de mort de 21 % par rapport à un placebo.