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«L’enfant rêvé»: le désir d’être papa

Quand les Français découvrent le désir de paternité, la femme est stérile et le mari, lui, infidèle.

Tout est décidément bien patriarcal dans «L’enfant rêvé» de Raphaël Jacoulot («Coup de chaud»). François (Jalil Lespert) et son épouse Noémie (Mélanie Doutey) dirigent la scierie confiée par le père du quadragénaire. Lorsque François rencontre Patricia (Louise Bourgoin) – mère d’une fillette -, il en tombe amoureux et entame une liaison avec elle.

Patricia tombe enceinte alors même que François et Noémie entament des démarches d’adoption après des tentatives infructueuses de fécondation in vitro. On s’en doute, l’homme est plus que réticent à l’adoption et n’envisage un enfant que s’il s’agit d’un fils... afin de pouvoir lui transmettre la scierie et lui apprendre son métier.

D’un poncif à l’autre, «L’enfant rêvé» cesse de l’être pour devenir obsession et violences. De fait, le long métrage finit par tomber dans le suspense (chut! Il ne faut rien dire!) vaguement inquiétant au vu de la chute de François, qui perdra alors toute retenue.

Superbement filmé au milieu des forêts du Jura, le long métrage ne parvient jamais à se hisser à la hauteur du sujet traité. Les pères y sont décrits comme des êtres étouffants et étouffés, ne pouvant concevoir leur masculinité que sous un angle toxique.

Parfois, en regardant des productions hexagonales, on rit devant les différences (pour ne pas dire le fossé) culturelles qui nous séparent de nos lointains cousins. Là, on n’a même pas ce refuge puisque la fin est déconnectée de toute émotion crédible.

Note: 2 sur 5

«L’enfant rêvé» est disponible via la plateforme numérique des Cinémas Beaubien, Parc et du Musée au cinemaduparc.com.