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Les vêtements pour enfants sont essentiels, dit le PQ

Child´s legs over a frozen ground in winter

Victor - stock.adobe.com

Après avoir reçu de nombreuses plaintes en ce sens, le Parti québécois demande au gouvernement Legault de voir les vêtements pour enfants comme un bien essentiel, au même titre que la nourriture. 

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«Les vêtements pour enfants, ce n’est pas simple à acheter en ligne. Les gens ont de la difficulté à s’en procurer. Des bottes, des manteaux d’hiver... Il y a plusieurs types de vêtements pour enfants qu’on ne peut pas tout simplement acheter en ligne, il faut les essayer, il faut voir si ça convient», explique le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon.

C’est à la suite de plusieurs témoignages, notamment de parents qui ont dû envoyer leurs enfants à l’école sans bottes parce qu’ils étaient incapables de s’en procurer, qu’il a voulu souligner le problème à la CAQ. 

«De toute évidence, le gouvernement a sous-estimé ce besoin-là pour les familles, il y a un problème généralisé. Il faut tout simplement le traiter comme une épicerie: c’est vrai qu’on pourrait tout commander en ligne, mais on permet les épiceries parce qu’on considère que le choix de nourriture est un service essentiel», affirme M. St-Pierre Plamondon.

Plus de clarté 

Mais cette permission, si elle est accordée, ne doit pas bénéficier uniquement aux magasins à grande surface, prévient-il. Les petits commerces québécois de vêtements pour enfants et les sections des friperies réservées à cette clientèle doivent rouvrir aussi.

Par ailleurs, le chef du PQ souhaiterait que le premier ministre du Québec donne une directive claire concernant le matériel scolaire. D’après des témoignages de parents avec lesquels il a conversé, il y aurait une certaine confusion à ce niveau dans plusieurs commerces.

«Ça aussi, ça complique la vie des parents, mentionne-t-il. On n’a pas besoin d’un grand décret, mais simplement d’une directive plus claire de la part du gouvernement, comme quoi la section de matériel scolaire doit demeurer ouverte. Ce n’est pas le cas partout.» 

Un enjeu?

Questionné à ce sujet, le gouvernement Legault a affirmé par le biais du directeur des communications du ministère de l'Économie, Mathieu St-Amand, qu'il allait vérifier auprès d'intervenants du milieu s'il s'agit bien d'un enjeu.

«C’est la raison pour laquelle nous avons annoncé, le 6 janvier dernier, que la cueillette à la porte des magasins est désormais permise. C’est une solution qui fonctionne jusqu’à présent et qui a été saluée par l’ensemble des commerçants», indique-t-on.

«Maintenant, pour l’enjeu spécifique des vêtements pour enfants, nous allons contacter les différents regroupements de commerçants afin de savoir si c’est un enjeu qu’ils constatent également. Au besoin, nous nous ajusterons, comme nous le faisons depuis le début de la pandémie. »