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Un fermier québécois sera extradé aux États-Unis

Andrew Schueppel

Photo d’archives

Malgré toutes ses tentatives pour rester au Canada, un agriculteur de la Montérégie sera bel et bien extradé vers les États-Unis où il est accusé d’y avoir exporté 35 tonnes de cannabis en une décennie.

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« Il n’a pas démontré aucune faiblesse dans la preuve [des procureurs américains] », a affirmé le juge Marc-André Blanchard en ordonnant l’extradition d’Andrew Schueppel, vendredi au palais de justice de Montréal.

Schueppel, 50 ans, est un agriculteur en apparence sans histoire de Godmanchester, dont la ferme est adjacente à la frontière américaine. 

Sauf que selon l’État de New York, il aurait utilisé ses terres afin d’exporter des quantités astronomiques de marijuana, entre 2002 et 2013.

VTT et motoneiges

Andrew Schueppel aurait exporté 35 tonnes de cannabis à partir de sa ferme (encerclée) située tout près de la frontière canado-américaine.

Photo d’archives

Andrew Schueppel aurait exporté 35 tonnes de cannabis à partir de sa ferme (encerclée) située tout près de la frontière canado-américaine.

« Il utilisait son équipement de ferme, des quads, des motoneiges et des véhicules tout-terrain », indiquent les procureurs américains dans leur demande d’extradition.

Et pour assurer qu’ils ont les moyens de condamner Schueppel, ils ont indiqué avoir réussi à obtenir les aveux de trois anciens complices devenus délateurs.

L’un d’eux affirme avoir aidé à transporter un total de 40 000 livres de pot, soit près de 20 tonnes, tandis qu’un autre a dit avoir fait des livraisons allant jusqu’à 200 livres, de façon bihebdomadaire, pendant trois ans, ce qui équivaut à environ 15 tonnes de cannabis. 

« La preuve inclut des enregistrements de conversations entre les membres du groupe, et d’agents frontaliers américains qui l’ont observé transporter des sacs à travers la frontière, a ajouté le juge. L’un d’eux a été récupéré, et il contenait de la marijuana. »

Erreurs corrigées

Lors des audiences d’extradition à Montréal, Schueppel avait tenté de faire dérailler le processus, sous prétexte que les autorités avaient commis des erreurs, entre autres sur les accusations portées contre lui. Sauf qu’il s’agissait de détails mineurs, depuis corrigés, qui n’affectaient pas le dossier.


Placé en détention préventive, Andrew Schueppel a maintenant 30 jours pour en appeler de la décision. S’il ne le fait pas, il sera immédiatement transféré de l’autre côté de la frontière.