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Il agresse une fillette juste après une conquête

Bloc Justice

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Un Longueuillois qui avait profité d’une aventure d’un soir chez une femme pour agresser sexuellement une fillette de 7 ans qui se trouvait dans le logement a été déclaré coupable sur toute la ligne. 

« Aimes-tu les choses drôles ? » avait lancé Sébastien Corneillier à l’enfant, avant de se masturber devant elle.

L’affaire remonte à mars 2019, quand l’accusé de 39 ans s’est rendu chez une femme qu’il venait de joindre sur un site de rencontre. Cette dernière, qui gardait une fillette, avait obtenu des parents l’autorisation d’inviter un homme dans le domicile.

Content d’avoir une aventure sans lendemain, Corneillier s’est rendu sur place, et a eu une relation sexuelle consensuelle avec la femme, pendant que la petite se trouvait dans une autre pièce. Sauf qu’après ces ébats, l’accusé a voulu s’en prendre à la petite, pendant que la femme était encore dans le salon.

Photos de pieds

« Il est entré dans la chambre, il a rejoint l’enfant et lui a montré sa partie intime », a indiqué le juge Dennis Galiatsatos dans sa décision rendue la semaine dernière au palais de justice de Montréal.

Et loin de s’arrêter là, Corneillier en a remis puisque, selon la petite lors de son témoignage, l’accusé serait revenu la voir, en lui demandant d’enlever ses bas.

« L’accusé a alors pris des photos des deux pieds de la petite fille avec son téléphone cellulaire », peut-on lire dans le jugement.

Lors de cette visite, Corneillier a également attrapé les fesses de la fillette, en plus de se masturber devant elle avant de partir « comme si de rien n’était », mentionne-t-on dans la décision.

Sauf que si la petite n’a rien dit à la femme qui le gardait, elle a tout expliqué à ses parents, qui n’ont pas tardé à appeler la police. Peu après, il était arrêté par les policiers.

Pas crédible

Lors du procès, Corneillier a nié tout geste déplacé envers l’enfant. Sauf qu’en analysant minutieusement son témoignage ainsi que les déclarations faites aux enquêteurs, le juge a conclu qu’il n’était pas crédible, contrairement à la petite malgré le stress pour un enfant de témoigner à la cour.

« Malgré certaines contradictions périphériques [...], elle a tout de même maintenu les éléments centraux de ses allégations », a, entre autres, noté le juge dans son analyse détaillée.

Corneillier a donc été déclaré coupable d’agression sexuelle, de contacts sexuels, ainsi que d’exhibition sur un enfant. 

Il reviendra à la cour le mois prochain pour les plaidoiries sur la peine, mais il est déjà acquis qu’il ira en prison, puisque la peine minimale pour ses crimes est d’une année d’incarcération.