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Un relais qui dérange des restaurateurs

Le relais motoneige chez Bouvrette à Saint-Jérôme peut accueillir jusqu’à 100 personnes à l’intérieur de sa cabane à sucre.

Photo courtoisie

Le relais motoneige chez Bouvrette à Saint-Jérôme peut accueillir jusqu’à 100 personnes à l’intérieur de sa cabane à sucre.

Un permis de la Santé publique octroyé à un relais de motoneige de Saint-Jérôme servant des repas et de l’alcool dérange des restaurateurs toujours obligés de maintenir leur salle à manger fermée. 

« Voici notre menu pour notre restaurant à emporter. Il y aura aussi de la bière et du vin que vous pourrez ajouter à votre commande », annonce la page Facebook du relais motoneige chez Bouvrette.

Le commerce a obtenu le 17 décembre une autorisation de la Santé publique pour ouvrir une halte à l’intérieur de sa cabane à sucre, et un restaurant pour emporter dans une bâtisse voisine.

« C’est du take out parce qu’ils ont fait un resto dans un autre bâtiment, mais les gens vont manger à l’intérieur, dénonce Claude Pilon, propriétaire de deux restaurants 1 gars 1 fille Chez Vic, à Saint-Jérôme. Moi, mes restaurants sont fermés même si on a les plexiglas et la distanciation. »

Le relais de motoneige Bouvette à Saint-Jérôme, dans les Laurent

Photo courtoisie

Considérant le relais comme de la compétition déloyale, l’entrepreneur est allé scruter les lieux jeudi, vendredi et samedi. 

« Il devait y avoir une soixante de motoneiges, mais personne à l’extérieur, lance-t-il. Pour moi, c’était un rassemblement. »

Le Service de police de Saint-Jérôme est allé vérifier à quatre reprises si l’endroit respectait les mesures sanitaires.

« Rien à signaler », ont confirmé les policiers au Journal, puisque selon le décret du gouvernement, un tel relais peut demeurer ouvert pour permettre aux gens de se réchauffer ou de manger une bouchée. 

Confusion  

« Ça nous a pris un mois et demi pour recevoir notre permis, plaide Nicolas Robert, propriétaire du relais et de la cabane à sucre. Les gens restent une demi-heure, 45 minutes. C’est la même règle que pour les stations de ski. »

Pourtant, dans la plupart des stations de ski en zone rouge, les visiteurs doivent consommer leur repas à l’extérieur. Ils n’ont accès au chalet que pour utiliser le bloc sanitaire ou se réchauffer pour une courte période. 

« Ce qui me dérange, c’est qu’il s’affiche comme un restaurant », fait valoir M. Pilon. Sur les réseaux sociaux, le menu peut être consulté et des publications rappellent aux motoneigistes que le relais les « attend pour un petit déjeuner, un dîner ou juste un café au chaud ».

En soirée dimanche, le ministère de la Santé n’avait pas répondu aux questions du Journal