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Ventilation des écoles: la CSQ presse le gouvernement Legault de suivre les recommandations

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et l’ensemble de ses fédérations affiliées au réseau scolaire ont pressé dimanche matin le gouvernement Legault de mettre en place des mesures pour améliorer la qualité de l’air dans les écoles.

C’est dans une lettre adressée aux ministres Roberge et Dubé ainsi qu’au directeur de la Santé publique, le docteur Arruda, que les syndicats ont demandé plus de précautions dans ce dossier.

«Nous déplorons l’absence de prévoyance et d’actions dans le réseau scolaire alors que la deuxième vague était inévitable. Nous réclamons depuis des dizaines d’années que des actions soient prises pour assurer une meilleure qualité de l’air dans nos écoles et nos centres, mais en raison des politiques d’austérité, nous en sommes aujourd’hui rendus à devoir ouvrir les fenêtres des classes en plein hiver, ce qui demeure inconcevable», a ainsi fait savoir Sonia Ethier, la présidente de la CSQ.

Peu convaincus par les explications sur les tests de qualité de l’air, les syndicats ont donc réclamé la fermeture immédiate des locaux non ventilés, le retrait des femmes enceintes des établissements scolaires sans condition, l’utilisation de purificateurs d’air dans les locaux avec fenêtres ainsi que la constitution d’un registre des équipements et d’un calendrier d’entretien et de tests dans les écoles.

«On doit aussi considérer l’expertise des ingénieurs et architectes qui travaillent dans nos écoles, qui sont les mieux placés pour mettre en place des solutions d’aménagement réalistes», a ajouté Jacques Landry, président de la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ).

Une étude du ministère de l’Éducation avait indiqué que plus de la moitié des classes sans ventilation mécanique testées dépassent la cible de concentration de 1000 ppm de CO2.