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Baromètre des films préférés de l’histoire des Québécois

Bloc cinéma Film reel and popcorn

Photo Adobe Stock

Chaque semaine, Le Journal, en collaboration avec la firme Léger, dévoile un coup de sonde sur une variété de sujets qui vous touchent de près ou de loin. Notre Baromètre mesure ainsi ce qui vous fait vibrer ou sourciller en tant que Québécoise et Québécois, jeune et moins jeune, francophone, anglophone ou allophone, à Montréal ou en région. 


Selon vous, quel est le meilleur film québécois de l’histoire ?

1. Bon Cop, Bad Cop : 18 %

Bon Cop, Bad Cop

Photo d'archives

2. C.R.A.Z.Y. : 14 %

0516 WE c.r.a.z.y  - affiche crazy

Photo d'archives

3. La grande séduction : 11 %

film - la Grande séduction

Photo d'archives

4. Les Boys : 11 %

Les Boys I

Photo d'archives

5. La guerre des tuques : 11 %

Guerre des tuques

Photo d'archives

6. Le Déclin de l’empire américain : 10 %

7. Incendies : 9 %

8. Elvis Gratton : 8 %

9. Cruising Bar : 7 %

10. De père en flic : 6 %

11. La petite Aurore, l’enfant martyre : 5 %

12. 1981, 1987, 1991 : 5 %

13. Les Invasions barbares : 5 %

14. Séraphin : un homme et son péché : 5 %

15. Monsieur Lazhar : 4 %

16. Polytechnique : 4 %

17. Omertà : 4 %

18. Les 3 p’tits cochons : 4 %

19. Mommy : 3 %

20. Les Plouffe : 3 %

21. Louis Cyr : 3 %

22. Mon oncle Antoine : 3 %

23. Les Sept jours du talion : 3 %

24. Piché, entre ciel et terre : 3 %

25. La Bolduc : 2 %


► Méthodologie

Le sondage a été réalisé en deux temps. Une question ouverte a été posée aux panélistes LEO (Léger Opinion) pour qu’ils soumettent les titres de leurs films préférés. Ensuite, un sondage scientifique a été réalisé auprès d’un millier de Québécoises et Québécois représentatifs, du 2 au 4 janvier 2021, sur la base des films les plus mentionnés. Chaque répondant pouvait choisir jusqu’à trois films. Seuls les 25 films les plus populaires sont présentés dans ce baromètre.


  

  • Philippe Léger, Le Journal de Montréal   

Le constat

Notre cinéma incarne nos grandeurs et nos travers collectifs. Notre rire s’est personnifié par Bon Cop, Bad Cop et Les Boys, nos régions par La Grande séduction et La Guerre des tuques, nos identités par C.R.A.Z.Y. et Les Invasions barbares, nos hypocrisies par Le Déclin de l’empire américain et Elvis Gratton, nos misères par Aurore et Séraphin, et nos drames par Polytechnique et Mommy

La surprise

« Dans ce type de baromètre, les films plus récents ont l’avantage, car notre mémoire est souvent courte. »

La tendance

Je n’aime pas tomber dans la critique facile des « jeunes », mais les réponses données par les 18 à 34 ans sont décevantes. Pratiquement tous les classiques du cinéma québécois sont boudés par ma génération, sauf... Elvis Gratton. Au lieu d’écouter un énième navet uniforme et prévisible hollywoodien, ne devrions-nous pas prendre le temps de savourer la culture québécoise ?

Les Québécois et leur cinéma    

  • Guy Fournier, Le Journal de Montréal   

Voilà donc les 25 meilleurs films de l’histoire de notre cinéma. Vox populi, vox dei !

Malgré l’adage latin, dois-je accepter que ces 25 choix soient les plus judicieux ? Je conteste férocement, par exemple, le choix de La petite Aurore, l’enfant martyre, le très mauvais film de Jean-Yves Bigras. Que Dieu ait son âme, mais que son film brûle en enfer comme il le mérite.

Les Québécois qu’on a sondés ont dû confondre son Aurore avec celle de Luc Dionne. Le film de Bigras a 69 ans. Rares sont ceux qui l’ont vu ou qui s’en souviennent. Luc Dionne n’a pas accouché d’un chef-d’œuvre, mais comparé au navet de Bigras... Si vous doutez de mon jugement, allez voir le long métrage de Bigras sur YouTube. Vous n’aurez qu’un plaisir : découvrir Janette Bertrand dans la fleur de l’âge. Un beau pétard !

J’aime bien que Bon Cop, Bad Cop d’Érik Canuel soit en tête de liste. La séquelle réalisée par Alain Desrochers n’offre pas le même plaisir. C.R.A.Z.Y, de Jean-Marc Vallée, mérite bien sa 2e place. C’est un film unique où chansons et musique donnent au scénario une troisième dimension.

J’ai lu et relu le palmarès dans l’espoir d’y trouver le film de Francis Mankiewicz, Les Bons Débarras. Le jury du TIFF l’a pourtant classé en 1984, 1993 et 2004 comme l’un des 10 meilleurs films canadiens de tous les temps. Je n’y ai pas vu non plus Les Ordres, de Michel Brault, seul film canadien à avoir remporté le prix de la mise en scène au Festival de Cannes. Pas vu Léolo, le film de Jean-Claude Lauzon, que le magazine Time a classé, en 2005, comme l’un des 100 meilleurs films de tous les temps. Et où est passé l’étonnant Mafia Inc., de Podz ?

Comme le disait le physicien Stephen Hawking : « Nothing is perfect ! »