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Commerce de détail : «laissez-nous la chance de repartir la roue»

Frustré et désespéré, le président directeur général de la chaîne la Vie en Rose demande au gouvernement de permettre aux commerces de détail d’ouvrir «même à temps partiel» afin de les aider. 

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«Si on me donne la chance d’ouvrir, même à temps partiel, disons 4 jours semaine, 40 heures semaine, juste nous laisser la chance de nettoyer nos inventaires, de reprendre nos employés, de repartir la roue et de nettoyer nos collections d’hiver, ça va être déjà extraordinaire», demande François Roberge en entrevue à LCN. 

Il plaide pour que les commerces, fermés depuis le 24 décembre, puissent ouvrir partout au Québec et pas seulement dans les régions éloignées où les cas de COVID-19 sont moins élevés. 

Situation difficile

«C’est vraiment extrêmement dur, c’est frustrant», déplore M. Roberge. 

Bien qu’il a la possibilité de faire des ventes en ligne, ces transactions ne représentent que 15% de son chiffre d’affaire, ce qui n’est «jamais assez pour passer à travers», plaide-t-il. 

Un des défis auxquels il doit faire face est le paiement des loyers de ses boutiques. 

«J’ai un combat, je dois payer mes loyers, j’ai une pression de mes propriétaires qui me demandent, même si je suis fermé, de payer», dénonce-t-il. 

Il souligne d’ailleurs que l’aide du gouvernement est nettement insuffisante pour permettre au commerce de détail de survivre. 

«L’aide du provincial, il n’y en a pas. Il y a l’aide du fédéral, mais ce n’est jamais assez pour compenser les coûts qu’on a tous les mois», critique le PDG.