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Couvre-feu: l’opposition revient à la charge pour réclamer l’exemption des itinérants

Les trois partis d’opposition à l’Assemblée nationale ont uni leur voix lundi pour réclamer une nouvelle fois au gouvernement Legault d’exempter les itinérantes du couvre-feu.

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Leur demande est appuyée cette fois par plusieurs groupes communautaires dont le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ), le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), le Regroupement pour l’aide aux itinérants et itinérantes de Québec (RAIIQ) et le Collectif régional de lutte à l’itinérance en Outaouais (CRIO).

«Tous les acteurs sur le terrain le disent, ce couvre-feu fait mal à la population itinérante. Il n’est pas adapté à leur réalité. Il les met en danger. On a vu ces derniers jours les conséquences tragiques d’une telle mesure», mentionne la députée libérale Paule Robitaille en référence au décès tragique de Raphaël André, 51 ans, victime d’un arrêt cardiaque fatal dans une toilette portative la semaine dernière.

Pour le porte-parole de Québec solidaire en matière d’itinérance, Alexandre Leduc, le premier ministre, François Legault, se trompe en restant campé sur sa position. Il lui demande de «faire preuve d’humilité» et d’accepter le «consensus social et politique» en faveur de leur exemption.

«Il est grand temps pour le gouvernement d’entendre le cri du cœur des organismes, des experts juridiques qui ont multiplié leurs avis dans les deux dernières semaines, mais aussi des 20 000 signataires de la pétition que nous avons soutenue», ajoute son collègue du Parti québécois, Joël Arseneau.

La semaine dernière, François Legault a refusé d’exempter les personnes en situation d’itinérance du couvre-feu appliqué par son gouvernement pour lutter contre la pandémie de COVID-19.

Le premier ministre du Québec dit faire confiance au jugement des policiers.

«Il faut comprendre que si on mettait dans les règlements le fait qu’un itinérant ne peut pas recevoir de contravention, n’importe qui pourrait dire "moi, je suis un itinérant, donc vous n'avez pas le droit de me donner une contravention"», a-t-il soutenu.

Il a souligné que les forces de l’ordre ont pour consignes de ne pas donner de contravention aux gens qui n’ont pas de foyer.

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