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Des directives d’isolement plus sévères que celles de Québec dans plusieurs écoles

Avec le retour en classe la semaine dernière, plusieurs écoles ont décidé de jouer de prudence en adoptant des directives qui vont plus loin que l'outil d'auto-évaluation du gouvernement disponible sur le web.

• À lire aussi: COVID-19: plus du tiers des écoles touchées, mais peu d’éclosions

Dans une lettre envoyée le 22 janvier par la directrice régionale de santé publique de la Montérégie, Dre Julie Loslier, des parents d’enfants en âge scolaire ont appris qu’ils devraient dorénavant eux aussi s’isoler dans l’attente qu’un membre de la famille qui présente des symptômes de la COVID-19 obtienne un résultat négatif.

«Si un membre de votre famille présente des symptômes de la COVID, il doit s’isoler et se faire tester dans les plus brefs délais. En attente des résultats de test, les autres membres de la famille devront également rester en isolement à la maison. 

Cette consigne ne figure pas encore dans l’outil d’auto-évaluation des symptômes, mais nous recommandons quand même de l’appliquer dès maintenant», peut-on lire.

L’outil en question indiquait toujours, lundi, que dans pareille situation, «les autres membres de la famille peuvent poursuivre leurs activités habituelles s’ils n’ont pas de symptômes».

Au CISSS de la Montérégie-Centre, on considère que «la situation épidémiologique requiert une approche d’intervention plus prudente en raison de la grande circulation [du virus] et du retour en classe des élèves».

La directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin, abonde dans le même sens. Dans un message aux parents diffusé par le Centre de services scolaire de Montréal, la Dre Drouin précise que «si un membre d’une famille (enfant ou parent) a des symptômes et est en attente de résultat de test, tout le reste de la famille doit dorénavant rester à la maison en isolement».

La santé publique de Montréal ne recommande d’ailleurs plus d’attendre 24 heures après l’apparition de symptômes, mais de plutôt se faire dépister le plus rapidement possible.

Écoutez la chronique politique de Rémi Nadeau, chef du Bureau parlementaire à Québec, sur QUB radio:

Le ministère de la Santé et des Services sociaux n’a toujours pas commenté ce changement de directives.

Deux semaines après la reprise progressive des classes, déjà plus du tiers des écoles sont touchées par la COVID-19. Malgré tout, les milieux scolaires ne représentent que 6 % des éclosions actives au Québec.

Il y a 624 classes fermées à travers la province, révèlent les chiffres datant de vendredi dernier à 16 h. Trois écoles sont fermées ou partiellement fermées en raison du virus.

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