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Marché Goodfood enrage ses clients

PHOTO COURTOISIE

La colère monte contre la société québécoise de prêt-à-cuisiner Marché Goodfood, aux prises avec d’apparentes difficultés logistiques. 

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Depuis près d’une semaine, des clients se plaignent de ne pas recevoir leurs commandes et de leur incapacité d’obtenir – par téléphone ou courriel – les moindres avertissement ou explication, ou même un remboursement de la part de l’entreprise inscrite à la Bourse de Toronto.

«Comme cliente, je ne peux qu’être déçue de la façon dont cette entreprise gère la situation», déplore une enseignante de Lévis, Nathalie Guitard. Immunosupprimée, cette dernière avait l’habitude de faire affaire avec Goodfood pour éviter les visites à l’épicerie. 

Or, depuis mercredi de la semaine dernière, cette dernière attend que Goodfood finisse par lui livrer les repas et aliments déjà payés, pour la somme de 130 $. «Ce n’est vraiment pas drôle comme situation. Notre nourriture n’arrive pas. Et lorsqu’on demande des explications, on doit se contenter de réponses automatisées par courriel.»

Tout aussi dégoûté du « très mauvais service » de Goodfood, Jean-Marc Dupuis, de Brossard, a eu l’idée de créer le «Regroupement des insatisfaits de Goodfood» sur Facebook. «Au lieu de faire les démarches chacun de notre côté, il est bien plus efficace de travailler ensemble», a-t-il écrit.

La direction ne répond pas 

Nos demandes d’entrevue avec la direction de Goodfood lundi sont restées lettre morte. En outre, Neil Cuggy, grand patron de l’entreprise, et Philippe Adam, chef de la direction financière, ont ignoré les questions du Journal de Montréal.

Par courriel, sa directrice des communications, Mélanie Courtois, a expliqué que Goodfood était en quelque sorte victime du succès remporté par une promotion lancée à l’occasion de l’anniversaire de sa fondation. Comme cette promotion a été lancée en même temps que les nouvelles mesures sanitaires, l’entreprise se serait vite retrouvée débordée et contrainte d’annuler «certaines commandes».

Goodfood se dit désolée de la situation et affirme «travailler sans relâche» pour remédier à la situation. À cette fin, l’entreprise soutient avoir embauché 500 nouveaux employés.