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Pas de compte de dépenses pour Julie Payette, dit O'Toole

Le chef conservateur Erin O’Toole estime que Julie Payette, qui a quitté son poste de gouverneure générale dans la tourmente, ne devrait pas avoir droit à la pension de retraite ni aux remboursements de dépenses auxquels ont normalement droit les personnes ayant occupé cette fonction.

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«Elle a démissionné de son poste. Elle ne devrait pas avoir droit aux fonds normalement fournis aux gouverneurs généraux», a-t-il dit lundi en point de presse.

Mme Payette a démissionné la semaine dernière alors qu’un rapport accablant sur le climat de travail toxique qu’elle aurait instauré à Rideau Hall venait d’être remis au gouvernement Trudeau.

Les ex-gouverneurs généraux ont normalement droit à une pension de retraite de 143 000 $ par année jusqu’à la fin de leur vie en vertu de la Loi sur le gouverneur général. Certaines de leurs dépenses peuvent aussi être remboursées.

Or, comme Mme Payette n’a pas complété son mandat, M. O’Toole fait valoir qu’elle ne devra pas avoir droit aux habituels fonds.

«Est-ce que le premier ministre Trudeau lui a assuré qu’elle pourrait? Il a essayé de se sauver la face pour son propre échec», a lancé le leader de l’opposition officielle.

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh a laissé entendre qu’une telle «entente» a possiblement été conclue entre M Trudeau et Mme Payette.

Il s’est dit «ouvert» à une révision des lois permettant aux anciens gouverneurs généraux de percevoir des fonds, mais a surtout insisté sur la «responsabilité du premier ministre Trudeau» pour le tort causé aux employés de Rideau Hall pendant plusieurs années.

«Est-ce qu'il devrait s'excuser pour la situation? Oui» a-t-il dit en critiquant le processus de sélection et de vérification ayant permis la nomination de Mme Payette.

À ce sujet, M. O’Toole a réitéré que les partis d’opposition devraient être consultés pour déterminer qui succédera à Mme Payette.

Pour le moment, c’est le juge en chef de la Cour suprême, Richard Wagner, qui assume les fonctions vice-royales par intérim.

M. Trudeau n’a pas été clair, vendredi dernier, sur ses intentions d'apporter ou non des changements au processus de sélection. Il est aussi resté vague quant à la possibilité de revoir les règles concernant les fonds auxquels ont droit les ex-gouverneurs généraux.