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Policiers chargés par des juifs hassidiques: «c’est inacceptable», dénonce le SPVM

Alors que les policiers répondaient à un appel pour rassemblement illégal dans une synagogue d’Outremont vendredi soir, une centaine personnes membre de la communauté juive hassidique ont «chargé» les policiers et les ont même traité de «nazis».

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Une situation qui est tout simplement «inacceptable», selon Sylvain Caron, directeur du Service de police la Ville de Montréal (SPVM).

«C’est inadmissible, on ne peut pas tolérer des actes de cette nature-là. Le décret gouvernemental sur les règles sanitaires s’applique à tout le monde indépendamment des origines. On a tous un effort à faire dans ce moment historique», lance M. Caron en entrevue à Mario Dumont.

Le directeur du SPVM a réitéré que les policiers ne cherchent pas à brimer les droits des individus, mais la règle concernant les lieux de culte est claire : 10 personnes sont autorisées à être réunis dans un endroit au même moment.

«Dans une salle, s’il y a 10 salles, ce n’est pas 100 personnes. Il y a une porte, une adresse, il y a 10 personnes pour le lieu de culte», explique M. Caron.

Heureusement, l’intervention n’a pas fait de blessés.

«Les policiers n’ont pas été blessés, mais ont été offusqués. Ils ne s’attendaient pas à ça. Nos gens sont vraiment dévastés de voir l’attitude de certains groupes de la communauté», indique Sylvain Caron.

Ce dernier insiste sur le fait qu’il s’agit que d’une partie de la communauté et non pas de l’ensemble du groupe qui ont agi de façon déplorable. Il a aussi fait savoir que le SPVM a toujours eu une bonne relation avec les différentes communautés de la Métropole.

«Malheureusement, l’application des règles dans cette pandémie-là vient un peu briser ce lien de confiance», regrette M. Caron.

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