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Québec ouvert à bonifier ses programmes d’aide si le confinement se prolonge

CAPTURE D'ÉCRAN, AGENCE QMI

Québec ne le cache pas, si le confinement se prolonge au-delà du 8 février, il faudra ajuster ses programmes d’aide pour soutenir les commerçants. 

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«Plus on va retarder la réouverture de certains établissements, plus ils deviennent vulnérables», a concédé lundi le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, qui participait au dévoilement du rapport sur les Chantiers sur l’avenir du commerce de détail au Québec.  

M. Fitzgibbon s’est dit satisfait, jusqu’à présent, de l’impact des programmes financiers déployés par son ministère, depuis le printemps dernier, visant à soutenir les entreprises d’ici durant la crise.  

«Aujourd’hui, on regarde les statistiques au Québec et on voit que le nombre de faillites est inférieur à l’année passée», a avancé le ministre. «Je pense que les mesures qui ont été mises en place par notre gouvernement ont été favorables et que la catastrophe n’est pas arrivée», a-t-il ajouté.  

  • Écoutez l'entrevue avec le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, sur QUB radio   

Ce dernier n’a pas été en mesure de fournir, lundi, une date précise concernant la reprise des activités pour les industries frappées par des restrictions, comme les restaurants, les gyms et le commerce de détail.  

Il a affirmé que le gouvernement est toujours en analyse et qu’aucune décision n’a été prise. Il a confirmé qu’au besoin, si le confinement s’étire après le 8 février, des programmes pourraient être bonifiés ou ajustés, comme celui d’Aide aux entreprises en régions en alerte maximale (AERAM). 

«Nous avons toujours dit que nous allions ajuster au besoin le programme de l’AERAM qui rembourse les frais fixes. Présentement, nous sommes à revoir cela avec le ministère de l’Économie. (...) Aujourd’hui, on peut être relativement très satisfait, mais il faut rester aux aguets et être très flexible dans nos programmes», a affirmé M. Fitzgibbon, concédant que certains secteurs qui sont plus touchés devront être épaulés davantage. 

595 millions $

La fin de semaine dernière, Le Journal écrivait que les établissements hôteliers avaient reçu plus de 104 millions $ en aide financière de Québec depuis le début de la pandémie dans le cadre du Programme d’action concertée temporaire pour les entreprises (PACTE).   

En date du 30 novembre, le ministère de l’Économie avait octroyé 595 millions $ en garanties de prêts par ce programme.