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Un député exclu du caucus libéral en raison d’accusations «dangereuses»

Un député libéral de l’Ontario, Ramesh Sangha, a été exclu du caucus du PLC lundi pour avoir «proféré des accusations dangereuses et sans fondements» à l’endroit de certains de ses collègues, a fait savoir le whip en chef du gouvernement fédéral, Mark Holland.

«Dès que le whip en chef du gouvernement a été mis au courant de ces accusations, il en a discuté avec le premier ministre, et les mesures nécessaires ont été prises. À compter de cet après-midi, M. Sangha ne fait plus partie du caucus libéral», a indiqué M. Holland dans une déclaration écrite.

La nature exacte des propos tenus par Ramesh Sangha n’avait toujours pas émergé au moment d’écrire ces lignes.

M. Sangha avait déjà suscité une mini-controverse en 2017 après avoir critiqué son parti pour s’être «plié» ou mouvement séparatiste sikhe, dont certaines factions sont à l’origine de violences politiques, voire d’actes terroristes visant à faire l’indépendance de l’État du Punjab, en Inde.

Rappelons qu’à l’époque, Justin Trudeau avait tenté de se rapprocher de l’électorat sikh en minimisant, selon des critiques émanant de la diaspora indienne au Canada, les violences associées au mouvement séparatiste. Cela avait valu au premier ministre canadien un accueil plutôt froid de part du premier ministre indien Narenda Modi lors de sa visite en Inde en 2018.

Le «National Post» avait rapporté, en 2019, que M. Sangha avait réitéré ses critiques contre certains de ses collègues dans une entrevue accordée en pendjabi à la chaine 5AAB.

Élu pour la première en 2015 dans la circonscription de Brampton Centre en Ontario, M. Sangha siégera désormais comme député indépendant.