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La pression monte pour désigner les Proud Boys à la liste des entités terroristes

Une motion néodémocrate visant à ce que les Proud Boys soient ajoutés à la liste des entités terroristes a été adoptée unanimement aux Communes, lundi.

Adoptée au jour 1 de la reprise des travaux parlementaire à Ottawa, la motion réclame que le gouvernement utilise «tous les outils disponibles pour remédier à la prolifération des groupes de haine et de suprématie blanche, en commençant par désigner immédiatement le groupe Proud Boys comme une entité terroriste». 

Cela fait suite au saccage du Capitole le 6 janvier à Washington, auquel avaient participé des membres des Proud Boys. Or, cette organisation d'extrême-droite possède des ramifications au Canada. 

Si le gouvernement Trudeau donne suite à cette motion, les Proud Boys rejoindront quelque 70 organisations se trouvant sur la liste canadienne des entités terroristes. 

«La décision d'inscrire une organisation sur la liste des entités terroristes est basée sur les renseignements et les preuves recueillis par nos agences de sécurité nationale. La désignation d’entités terroristes n'est pas un exercice politique», a expliqué lundi Mary-Liz Power, attachée de presse du ministre de la Sécurité Bill Blair. 

Les libéraux soulignent qu’ils sont bien conscients de l’existence des Proud Boys et condamnent d’emblée leur idéologie de suprématie blanche. Il reste à voir si le groupe sera ajouté à la liste des entités terroristes. 

La liste des entités terroristes regroupe majoritairement des groupes islamistes, incluant l'État islamique ou Al-Qaïda, par exemple. Deux premiers groupes d’extrême droite y ont fait leur apparition en 2019, soit le groupe néonazi international Blood & Honour et sa «division armée» Combat 18. 

Une organisation inscrite sur la liste des entités terroristes peut voir ses biens être saisis, confisqués ou bloqués. Les banques sont aussi obligées de divulguer les avoirs de ces organisations, en plus de les empêcher d'y avoir accès, explique-t-on sur le site de la Sécurité publique du Canada.