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Une sénatrice controversée annonce sa retraite

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Photo d'archives

La sénatrice Lynn Beyak, qui avait été nommée à pareille date en 2013 par le gouvernement conservateur de Stephen Harper, a annoncé lundi sa retraite du Sénat, en écorchant au passage le système politique canadien. 

«Alors que mon mandat touche à sa fin, j'encourage les Canadiens qui savent distinguer le vrai du faux, et le bien du mal, à avoir le courage de se lever et de contribuer à votre municipalité, votre province et votre pays. C'est une période sombre de la politique, car les vrais leaders qui défendront leurs convictions et celles de leurs électeurs semblent inexistants», lance-t-elle.

Mme Beyak, une femme d’affaires venant de Dryden, en Ontario, avait attiré l’attention pour quelques controverses en lien avec des propos tenus sur les Autochtones lors de son passage à Ottawa.

En 2017, la sénatrice avait déclaré que les pensionnats autochtones, mis sur pieds pour assimiler les divers peuples autochtones du pays, avaient d’abord été mis sur pied avec de «bonnes intentions» au départ. Elle avait par la suite publié sur sa page web des lettres de citoyens défendant sa position, ce qui avait poussé Andrew Scheer à l’exclure du caucus conservateur national.

Malgré les controverses, Lynn Beyak quitte le Sénat avec les mêmes positions.

«Certains m'ont critiqué pour avoir déclaré que le bien, comme le mal, des pensionnats devraient être reconnus, écrit-elle. Je m'en tiens à cette déclaration. D'autres m'ont critiqué pour avoir déclaré que le rapport Vérité et Réconciliation n'était pas aussi équilibré qu'il devrait l'être. Je maintiens également cette affirmation.»

Lynn Beyak a été suspendue à deux reprises du Sénat pour discriminatoires envers les Autochtones.