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Une vaccination sans aiguille

Une nouvelle alternative pour la vaccination s’offre aux personnes qui ont peur des aiguilles. 

Il s’agit d’un appareil appelé Med-Jet H4 qui ressemble à un pistolet et qui expulse un microjet du vaccin qui transperce la peau. 

«Au lieu d’une aiguille qui perce la peau, c’est le vaccin ou le liquide lui-même qui sort comme un microjet qui est six fois plus petit qu’une aiguille. C’est lui qui perce la peau et qui se diffuse», explique Maurice Menassa, directeur des opérations, Technologies médicales internationales.

«Pour vous donner un exemple, c'est comparable à la trompe d'un moustique», illustre M. Menassa.

L'appareil utilise une cartouche sécuritaire ou est placée la dose du vaccin. 

«Le piston, il a un petit bout de plastique. Une fois qu'on fait l'injection, le bout de plastique se casse et bloque le tout. Donc c'est utilisable juste une fois», précise Karim Menassa, président de Techonologies médicales internationales.

Selon des personnes qui ont reçu des doses de vaccin contre la grippe à l’aide de cette technologie, cette méthode est sans douleur. 

«On ne sent pas la piqure, on sent juste une petite pression et boum, et c’est fait. Surtout ce qui est intéressant, c’est que la plupart du temps, les vaccins, après, ils laissent une douleur parce qu’il y a une concentration du médicament et là il n’y a pas de douleur, il n’y a rien», raconte Francis Bellido, un patient vacciné lundi matin dans une pharmacie de Montréal. 

L'infirmière qui l'a vacciné y voit aussi des avantages. 

«L'injecter, c'est beaucoup plus rapide. Et aussi, l'anxiété du patient est moins présente», raconte Amina Bouyadjera.

Une étude clinique menée en 2017 par une équipe multidisciplinaire de l'Université McGill auprès de 80 patients a démontré qu'ils préféraient cet appareil plutôt que les aiguilles.

Selon ses fabricants, la cartouche coûte environ 40 sous de plus qu'une aiguille, mais elle évite bien des problèmes.

L'injecteur est homologué par Santé Canada et reconnu dans le cadre du Programme d'immunisation du Québec. Maurice et Karim Menassa aimeraient qu'il serve à la vaccination contre la COVID et poursuivent leurs démarches auprès du ministère de la Santé.