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Des résidents d'Ottawa veulent débaptiser leur «avenue Trump»

Des résidents d'un quartier d'Ottawa cherchent à prendre leurs distances vis-à-vis de Donald Trump en débaptisant leur rue qui porte le nom de l'ancien président, désormais source d'embarras depuis les émeutes du Capitole.

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L'avenue Trump est située dans l'ouest de la capitale canadienne, dans le quartier de Central Park. Ce dernier, qui porte des noms de rue sur la thématique de New York, a été construit à la fin des années 1990, bien avant que le magnat de l'immobilier ne s'engage en politique.

«Avant, quand je disais aux gens que j'habitais l'avenue Trump, j'ajoutais +Oui, LE Donald+ et les gens souriaient, offraient leurs sympathies, ce genre de choses», explique à l'AFP Bonnie Bowering, qui y a emménagé en 2008.

«Mais maintenant, après qu'il a affaibli la démocratie et incité à l'insurrection, après la violente attaque au Capitole, il est temps de changer notre nom de rue», assure-t-elle. «Trump ne mérite pas cet honneur et je pense qu'il est inapproprié qu'une rue porte son nom dans la capitale du Canada».

Cette semaine, un conseiller municipal, Riley Brockington, a commencé à se mobiliser auprès des résidents de cette rue.

Certains d'entre eux demandaient à la ville depuis des années d'en changer le nom, mais M. Brockington a expliqué qu'il freinait des quatre fers pendant le mandat de Donald Trump, par peur de possibles représailles.

«Je craignais qu'il y ait des conséquences contre le pays, que Trump prenne des mesures punitives si on apprenait que la capitale du Canada voulait retirer son nom d'un panneau de rue», souligne M. Brockington. 

«Avec son départ de la Maison-Blanche, j'ai senti que c'était le bon moment pour essayer», poursuit l'élu.

Si 50% des résidents de la rue donnent leur accord en faveur d'un changement de nom, la ville débutera le processus qui pourrait prendre plusieurs mois. 

Jusqu'à présent, la tendance est «en faveur d'un changement», assure le conseiller municipal.

«C'était une nouveauté au début, une façon marrante de démarrer une conversation quand vous appreniez aux gens où vous viviez», a raconté à l'AFP Diane Hosker, en promenant son chien. «Maintenant, c'est un embarras».